
Grunewaldsee
Suhrkamp, 2010
Le lac Grunewald ou Le charme discret de la République de Bonn
La critique :
« Les héros secrets de « Grunewaldsee » (Le lac Grunewald) sont le Berlin d'avant la chute du Mur et le Kreuzberg pas cool et pas chic à l'ombre de ce mur. Pour Paul, la disparition du rideau de fer signifie aussi la disparition de la magie de la ville, alors autant retourner à Braunschweig. C'est de là qu'il vient, d'un austère milieu social-démocrate petit bourgeois. Le père amasse, dans une pièce à part, reçus et attestations parce qu'on pourrait en avoir besoin un jour, et la mère remplit la maison de napperons – manie qu'un ami appelle le « mal d'idylle ». Treichel est comme toujours un maître dans la description de ses milieux, que ce soit Braunschweig, la terre natale de Paul, ou son district de Kreuzberg. En eux se reflète l'Allemagne de la République de Bonn sous toutes ses facettes : sa petitesse et sa mesquinerie, mais aussi son charme et sa modeste sobriété. »Christoph Schröder: "Die Welt ist ein Schrebergarten"
© Frankfurter Rundschau, 15 mars 2010
© Frankfurter Rundschau, 15 mars 2010


Biographie





