Deux éléments pourraient laisser croire qu’Anne Chaplet est française ; son nom, d’abord, qui sent le terroir hexagonal ; et puis le fait qu’elle a situé l’un de ses romans policier, Wasser zu Wein, dans les vignes du Seigneur. Mais on se tromperait : Anne Chaplet est née à Kiel, en 1958, et a longtemps vécu à Francfort, où elle a été successivement enseignante, barmaid et courtière à la bourse. Elle vit aujourd’hui dans le nord du pays, dans le Schleswig-Holstein : après la mégalopole, la campagne nordique où s’est aussi réfugié Günter Grass.
Et c’est bien en Allemagne qu’elle situe ses romans, en Hesse pour le premier, en Rhénanie pour le deuxième, à Berlin pour le troisième. Tantôt, comme dans Wasser zu Wein, elle laisse une jeune femme armée de grenades faire exploser une église entière et six ouailles, elle fait périr un vénérable critique œnologue et tisse un mystérieux récit policier mêlé de guerre des sexes en rase-campagne. Tantôt, comme dans Nichts als die Wahrheit, elle nous emmène dans les sous-sol de Berlin, à la recherche d’un journaliste disparu. Une technique raffinée, des repérages minutieux, donnent toute leur force aux polars d’Anne Chaplet.
Et c’est bien en Allemagne qu’elle situe ses romans, en Hesse pour le premier, en Rhénanie pour le deuxième, à Berlin pour le troisième. Tantôt, comme dans Wasser zu Wein, elle laisse une jeune femme armée de grenades faire exploser une église entière et six ouailles, elle fait périr un vénérable critique œnologue et tisse un mystérieux récit policier mêlé de guerre des sexes en rase-campagne. Tantôt, comme dans Nichts als die Wahrheit, elle nous emmène dans les sous-sol de Berlin, à la recherche d’un journaliste disparu. Une technique raffinée, des repérages minutieux, donnent toute leur force aux polars d’Anne Chaplet.
Olivier Mannoni







