Remin, Nicolas

© Gisela Straube
Né à Berlin en 1948, Nicolas Remin a étudié la littérature comparative, la philosophie et l'histoire des arts à Berlin puis à Santa Barbara. De son propre aveu, il a passé la plupart de sa vie à lire sur son sofa, que ce soit en Californie ou en Toscane. Nicolas Remin est un homme franc : il avoue donc avoir lu intensivement pendant une bonne quarantaine d’années en délaissant complètement le genre policier. C’est cette méconnaissance qui est à l’origine de ses romans : partant de l’idée préconçue que le polar est un genre simple à écrire, il s’est lancé dans la rédaction de son premier livre… L’affaire s’est montrée bien plus compliquée que ce qu’il pensait, mais l’homme est tenace et le résultat a été à la hauteur.

Nicolas Remin aime l’Italie et particulièrement Venise et c’est tout naturellement qu’il a décidé d’y ancrer ses textes. Passionné d’histoire et s’intéressant aux périodes charnières, il a placé ses romans à l’époque où la ville est sous domination autrichienne et le premier, L’impératrice lève le masque, se déroule en 1862. «L’auteur a le chic pour mêler une dose raisonnable de suspense à pas mal de finesse dans la description des situations et des personnages» comme le note à son propos Raphaëlle Rérolle dans le journal Le Monde. Nicolas Remin en a fait une série (quatre romans à ce jour) autour d’un personnage récurrent, Alvise Tron, commissaire du quartier Saint-Marc ayant la particularité de descendre d’une des plus anciennes familles (aujourd’hui quasiment ruinée) de l’aristocratie vénitienne. Remin mêle donc le polar et l’histoire, se permettant même le luxe de faire évoluer des personnages célèbres comme Elisabeth, la légendaire femme de l’Empereur François-Joseph, plus connue sous le nom de Sissi.
(Christophe Dupuis)