Nouveau théâtre allemand - Saison 2011/2012

Die Froschfotzenlederfabrik
(« La fabrique de cuir en cons de grenouilles »)

Dans Die Froschfotzenlederfabrik (« La fabrique de cuir en cons de grenouilles »), la ligne de confrontation traverse de toute part une foule de personnages hauts en couleur : jeunes contre vieux, ville contre campagne, employés contre employeurs, assurés dans le secteur privé contre assujettis à la sécurité sociale, chacun contre chacun et toujours moins d’argent pour des boulots de merde. Parmi les personnages les plus impressionnants de cette ronde puissamment éloquente : le directeur de l’usine qui a depuis longtemps abandonné son épouse au profit de Mme le ministre des Questions divergentes, les deux filles du directeur que leurs modes de vie ont déjà éloignées l’une de l’autre depuis des années, leur mère, prise de boisson comme à l’ordinaire, et son médecin hospitalier étonnamment mal payé qui, en totale contradiction avec les règles de sa profession, implique au moins l’une des filles de sa patiente dans des jeux de docteur. La description de la déchéance d’une famille s’élargit rapidement pour devenir un vaste panorama social dans le contexte duquel on dénonce la complaisance bourgeoise et l’hypocrisie des débats sur le politiquement correct ou le revenu minimum garanti sans condition.
(Rowohlt Theaterverlag)


À propos de la pièce:

« Toutes les pièces de Kluck sont des excitations pratiquées en virtuose, déclenchées par l’impuissance de leurs personnages à l’égard d’une société qui exige trop d’eux et devient chaque jour plus complexe.
La question qu’elles posent est celle du système. Cet auteur ne fait rien en dessous de ce niveau-là. Si le « Principe Meese », comme on l’entend dans la première pièce de Kluck, est « la découverte de sa propre confusion », le « principe Kluck » va encore au-delà : il se décharge dans la rébellion furieuse contre cette confusion. Sa nouvelle pièce en date, Die Froschfotzenlederfabrik commence elle aussi par une lettre qui (…) remet en cause le fantasme de rédemption très populaire d’un revenu minimum garanti sans condition, et anticipe déjà son grand sujet : le travail au XXIe siècle, sur fond d’économie de marché prétendument sociale, mais opérant avec des euphémismes cyniques (…).
Comme d’habitude, les personnages de Kluck sont brossés d’une manière assez sommaire, frôlent parfois le cliché, mais ouvrent aussi, en ce qu’ils ont d’inachevé, une quantité de possibilités de jeu. Cette surface de texte explore d’un regard acéré le texte des surfaces, les steppes  (allemandes) et autres régions désertées qui apparaissent aussi toujours sous forme de paysage spirituels. »
(Florian Hirsch, almanach Theater Heute 2011)



Données techniques

Création 21 décembre 2011, Burgtheater (Kasino), Vienne
Mise en scène Anna Bergmann
Distribution variable, mais au moins cinq comédiens
Droits Rowohlt Theaterverlag
Hamburger Str. 17
21465 Reinbek
Postfach 1349
21453 Reinbek
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