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BOOKFEST digital
La littérature canadienne bien représentée

Bookshelf
© Radu Marcusu at Unsplash

Le Canada est le pays invité à la Foire du livre de Francfort, la plus grande du genre, qui s’est déroulée principalement de façon virtuelle cette année. La blogueuse, traductrice et éditrice berlinoise Jennifer Dummer nous fait découvrir les événements entourant la littérature d’ici. Lisez ici la deuxième d’une série de trois billets.

By Jennifer Dummer

D’habitude, la foire du livre ouvre ses portes au grand public la fin de semaine. Dans les différents halls sur diverses scènes thématiques, et aussi en ville, les lectrices et lecteurs passionné.e.s peuvent choisir parmi une multitude d’événements. Cette fois-ci pas de foule, le public est resté chez soi. Pour lui offrir aussi une belle programmation dans son édition spéciale, les organisateur.e.s ont proposé le BOOKFEST digital le samedi. De chez soi, on avait accès à tout un amalgame d’événements. On y trouvait des noms bien connus comme Jamie Oliver, Marc-Uwe Kling, Margaret Atwood et Edward Snowden, des thématiques et genres choisis ainsi que des focus sur des pays comme le Canada.

Le 17 octobre, j‘étais assise confortablement dans mon fauteuil chez moi à Berlin, l’ordi ouvert sur le site Internet du BOOKFEST digital, une tasse de café à la main. J’étais prête à me laisser porter par ce festival. Le programme s’échelonnait sur deux studios. Il y avait de tout : des présentations des recettes, des discussions, des lectures, des documentations et j’en passe.

J’ai écouté attentivement la discussion entre David A. Robertson et le journaliste allemand Lars von Törne. De chez soi, l‘auteur prolifique de livres pour enfants et pour la jeunesse a parlé de sa culture autochtone et expliqué ce qui l’a amené à l’écriture. Ce format plutôt classique était suivi d'un format plutôt expérimental : des poétesses et musiciennes du Canada et de la Norvège ont présenté leurs œuvres dans une « jam session » pluridisciplinaire et multilingue. Parmi les musiciennes se trouvait la violoncelliste Cris Derksen qui était à Francfort en 2019 afin d’accompagner la lecture d'extraits de livres des auteurs Christian Guay-Poliquin, Lisa Moore et J.D. Kurtness, aussi présents à l‘occasion d’une conférence de presse qui présentait le pays à l’honneur à venir.

Parallèlement au BOOKFEST digital la programmation générale proposait aussi des conférences à ne pas manquer. À15h30 j‘ai donc changé de site Internet pour assister à une table ronde consacrée à la diversité de la littérature canadienne sur la scène de la chaîne franco-allemande arte. Annabelle Assaf, qui a traduit par exemple Washington Black d’Esi Edugyan et La femme qui fuit d’Anaïs Barbeau-Lavalette, et Hans Jürgen Balmes, éditeur à la maison d’édition S. Fischer, ont partagé leur rapport et perception personnels du pays et de sa littérature, à laquelle arte a dédié une série de quatre documentaires.
 

« Espoir – Écrire pour contrer le désespoir »
Un peu plus tard, de retour sur le site Internet du BOOKFEST, j'ai vu l’entretien de Charles Foran avec la grande Margaret Atwood. J’étais à nouveau fascinée par elle, par sa clairvoyance et sa capacité de nommer les choses actuelles et importantes; elle était déjà à la Foire du livre de Francfort en 2017 et 2019. La conversation a duré une heure, une heure à causer sur l’espoir, des crises, la lecture et sa carrière. Cet entretien compte parmi les moments forts de la journée pour moi.

Conversations sur l’espoir, l’identité et l’art d’illustrer

Trois documentaires avenants présentés par le gouvernement du Canada en partenariat avec Canada FBM2020 et avec le soutien du Conseil des arts du Canada, ont mis de l'avant d’autres autrices canadiennes et auteurs canadiens. Dans le premier documentaire il est question des crises qu’on connaît actuellement. Comment l’artiste y fait face et comment il en fait de la matière pour ses écrits? On voit les autrices Alix Ohlin et Jocelyne Saucier, dont les livres connaissent un grand succès en Allemagne, ainsi que l’auteur Joshua Whitehead y réfléchir. 
 
« Un pays riche de plusieurs cultures »

Kim Thúy, qu’on connaît aussi en Allemagne depuis plusieurs années, Catherine Hernandez et Esi Edugyan partagent leur perception très personnelle de l’identité et sont grosso modo d’accord. Quand elles évoquent les médias sociaux, leurs opinions divergent et vont du souci de vouloir se protéger, à la possibilité de rester en contact avec ses lectrices et lecteurs, en passant par la visibilité que ces plateformes offrent.
Dans le troisième documentaire Sidney Smith, Guillaume Perreault et David A. Robertson prennent la parole. Les deux illustrateurs et l’auteur, que j’avais déjà vus plus tôt ce jour, disent ce qui les a orientés vers l’illustration et l’écriture, ce qui les anime en créant des histoires pour enfants et comment ils gèrent les moments de doute.  

Sur les belles images des livres de Smith (Unsichtbar in der großen Stadt, Aladin), Perreault (Der Weltraumpostbote, Rotopolpress) et Robertson (Als wir allein waren, Little Tiger Books) je termine mon expérience du BOOKFEST digital. J’éteins mon ordi, pendant que le festival continue encore. J’ai vu tant de choses, ai entendu plusieurs opinions sur divers sujets que maintenant des images et mots parcourent mon cerveau. La tête me tournait aussi les dernières années grâce à des belles rencontres, le brouhaha et l’ambiance typique de la foire. Mais ce n’est pas à comparer.
 
« L’art d’illustrer »
 

Les livres mentionnés en allemand:


 

 

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