Projet interdisciplinaire
The Right To Be Cold

TRTBC © Goethe Institut Finnland

Le projet interdisciplinaire transfrontalier « The Right To Be Cold » se concentre sur la région dite arctique et boréale et aborde des enjeux liés aux connaissances autochtones, à l’écologie et à la justice climatique. La culture est au cœur de cette initiative. Son principal format est une chaîne de résidences circumpolaires. Le thème central est le changement climatique, qui met au défi et modifie fondamentalement les conditions de vie dans les régions nordiques.

Appel de candidatures

The Right To Be Cold © Susanne Hætta

The Right To Be Cold: Social Media Coordinator

Le Goethe-Institut Norvège/Finlande recherche une agence / un rédacteur indépendant pour développer du contenu de médias sociaux / une campagne de médias sociaux basée sur le contenu du site web du projet The Right To Be Cold. La langue de travail est anglais.


The Right To Be Cold¹ – Perspectives circumpolaires

Le programme « The Right To Be Cold » a été développé avec les conseils de Tero Mustonen (Snowchange) et d'Elin Már Øyen Vister (Røst AiR). Le Goethe-Intitut tient également à remercier toutes les personnes qui y participent actuellement pour leur contribution : Aka Niviâna, Assinajaq, Institut culturel Avataq, Dáiddadállu, Giovanna Esposito Yussif, Malakta, Patricia Rodas, Sámi Dáiddaguovddáš, Stina Aikio, Sunna Nousuniemi, Musée national d'art de la République de Sakha.

Les programmes de résidence existants et nouveaux au Nunavik, en Finlande, en Yakoutie, en Norvège et à Sápmi forment un réseau pour les artistes et les chercheurs dans le cadre de ce projet.

Buts du réseau de résidences:

  • Mettre en place un échange entre les différents programmes de résidence dans le Nord circumpolaire.
  • Développer une pratique d’échange circulaire entre les résidences en facilitant les interactions entre les artistes et les communautés locales ainsi que le partage de savoir et de connaissances pratiques.
Format:
Afin de pouvoir réagir avec souplesse à l'évolution imprévisible de la COVID-19, nous prévoyons différents scénarios. L'objectif est que chaque artiste fasse l'expérience d’une résidence à deux endroits différents, pour une durée totale maximale de deux mois. Il y aura des périodes de chevauchement au cours desquels deux résidents se retrouveront au même endroit. Cela leur permettra d’échanger sur leurs recherches et pratiques artistiques dans leur contexte local. 

À partir de mars 2021, un échange numérique entre les résident.e.s sélectionné.e.s et les lieux de résidence commencera. Des contenus et des idées y seront échangés et développés. Ces échanges serviront à préparer les résidences physiques si elles peuvent avoir lieu comme prévu.

Nous nous adressons à des personnes de différentes disciplines et domaines artistiques (art, recherche, littérature, conservation, story telling, artisanat, cinéma, culture, architecture, sciences) qui ont des racines autochtones ou une connaissance solide des communautés autochtones du Nord circumpolaire et entretiennent une relation étroite avec celles-ci. Les résident.e.s seront invité.e.s à partager leurs pratiques avec les communautés locales dans le cadre d’activités publiques.

Les frais de voyage et d’hébergement de chaque artiste seront pris en charge et un espace de travail sera mis à sa disposition. Nous soutenons, dans la mesure du possible, des déplacements respectueux de l'environnement. En outre, chaque résident.e.s recevra une allocation de 500 € par semaine de résidence. Pour l'échange préparatoire, chaque résident.e.s recevra une somme forfaitaire de 500 €. Les résidences sont prévues de septembre à novembre 2021. Veuillez prendre note des disponibilités de chaque lieu de résidence dans les informations ci-dessous. Au total, cinq résident.e.s seront sélectionné.e.s.

La date limite pour poser sa candidature est passée.

Les lieux de résidence suivants participent au programme :


L'Institut culturel Avataq fournit une base stable pour la culture dynamique des Inuits d'aujourd'hui. Depuis ses débuts dans les années 1980, Avataq s'est forgé une solide réputation en tant que représentant culturel des Inuits du Nunavik et constitue une importante ressource pour la culture inuite au Canada et ailleurs. Notre objectif est de faire en sorte que la culture et la langue inuites se perpétuent dans le futur, afin que nos descendants puissent bénéficier du riche héritage qui nous a été transmis par la sagesse de nos ancêtres.

Au printemps 2009, l’Institut culturel Avataq a inauguré un nouveau département; Aumaaggiivik, le Secrétariat des arts du Nunavik. Aumaaggiivik a pour mission d’améliorer la pratique artistique au Nunavik, de même que d’encourager le développement économique et l’instauration d’emplois durables dans le secteur artistique et culturel de la région.

Puisant son nom d’un mot inuktitut signifiant « là où naissent les étincelles », Aumaaggiivik soutient les artistes toutes disciplines (arts visuels, musique, arts médiatiques, littérature, récit oral, etc.) en stimulant leur carrière grâce à des programmes de bourse et des formations d’appoint. Aumaaggiivik participe également à la réalisation de résidences artistiques et au développement d’infrastructures locales visant à fournir des espaces de travail aux artistes et à promouvoir les arts à la fois au sein et à l’extérieur de la région. Dans le cadre du projet « The Right To Be Cold - Perspectives circumpolaires », l'artiste sélectionné.e serait orienté.e vers une communauté qui correspond au message de son projet, tout en étant encadré.e par un membre du personnel d'Aumaaggiivik.

Institut Culturel Avataq
 

On peut décrire Malakta comme un écosystème construit pour et avec les artistes. Au cours des 13 dernières années, Malakta a continué à développer son infrastructure pour faciliter une grande variété d'événements dans le domaine artistique. Il s'agit notamment de programmes de résidence, d'ateliers, de laboratoires pour les échanges culturels entre les artistes invité.s et la région. Comme Malakta est situé géographiquement au sein de la population minoritaire des Suédois finlandais et à la périphérie du « monde artistique centralisé », notre objectif est d'attirer davantage d'artistes ayant un intérêt particulier pour la nature et l'environnement. En établissant un parallèle avec les communautés indigènes, il est possible d’atteindre un intérêt mutuel en partageant, examinant et comprenant la condition humaine à travers les circonstances géopolitiques, l'histoire, la culture et aussi en améliorant notre vie quotidienne en symbiose avec l'environnement.

Malakta AiR s'efforce d'attirer dans la communauté artistique de Malakta des artistes qui s'inspirent de la nature. La nature comme sujet, mais aussi comme matière première. La nature est, par définition, à l’opposé des créations humaines, et l'art est le processus physique de la création humaine. Aux résultats de la résidence s'ajoutent l'expérience et la prise de conscience croissante entre les habitats naturels et préfabriqués dans lesquels la société contemporaine évolue.

L'objectif des programmes Malakta-AiR est de créer des rencontres entre l'art et la nature, de sensibiliser à la nature et à l'art, et de permettre aux artistes invité.e.s de développer, créer et partager leur travail dans un environnement favorable et créatif. Malakta-AiR, c’est également une communauté d'artistes florissante et des espaces de travail spécialement aménagés, avec la nature à portée de main. Malakta-AiR continue de développer des programmes de résidences multidisciplinaires qui ont un impact clair et direct sur les communautés locales et régionales. Cela contribue à une scène artistique plus diversifiée et plus dynamique, et crée de nouvelles formes d'art participatif et collaboratif dans la région.

Espaces, équipement, ressources
Un studio privé et un accès 24h/24 et 7j/7 à d'autres espaces de travail et outils. Atelier bois et métal. Un studio avec un plancher de danse en bois. Un studio de montage (construit comme un mini-cinéma). Une chambre noire.

Hébergement : 3 chambres doubles avec cuisine et salle de bain communes pour un total de 6 personnes à la fois. Utilisation des saunas finlandais traditionnels à bois (grand et petit). Une buanderie avec machine à laver et sèche-linge. Une voiture et des vélos. Grand espace extérieur pour activités et événements avec foyer et espace barbecue.

Personnel et encadrement :
Les artistes invité.e.s se voient attribuer une personne-ressource du conseil d'administration de Malakta, qui les guidera et les encadrera. Un ou deux artistes de la communauté de Malakta apporteront également leur soutien. Visites chez d'autres artistes et organisations, participation à d'autres événements artistiques et culturels.
Malakta Artist in Residency, Malakta, Finland

Le Musée national d'art de la République de Sakha (Yakoutie) est un important centre d'art et de culture situé dans la ville habitée la plus froide du monde, Yakoutsk. Fondé en 1928, le musée cristallise l'expérience de plusieurs générations d'artistes qui ont cultivé l'image de cette région nordique dans des conditions historiques difficiles. Le Musée national d'art de la République de Sakha compte huit établissements à travers la république, auxquels s’est ajoutée en 2019 la « Maison des artistes » - un des lieux les plus importants pour la scène artistique des années 1960.

Nous invitons des artistes issu.e.s d'un large éventail de disciplines. Leur travail doit correspondre aux thèmes du projet « The Right To Be Cold » et à notre contexte local. Des discussions avec les autres résident.e.s, des rencontres publiques et des ateliers dirigés par les artistes invité.e.s sont des composantes indispensables des résidences. Une présentation publique des oeuvres résultant de la résidence sera organisée avec le soutien du personnel du musée.
 
Un studio dans la maison des artistes sera mis à la disposition des résident.e.s et un collaborateur du Musée national d'art de RS (Y) assurera les communication avec les institutions locales et la scène artistique.

Røst AiR est une association pluridisciplinaire à but non lucratif qui propose des programmes d'artistes en résidence et pour artistes autogérés. Elle est située sur Røst, avec un emplacement supplémentaire pendant les mois d'été dans le phare de Skomvær, une île de l'archipel au large de Røst (Norvège du Nord/Sápmi, (67e degré de latitude). À deux pas de là se trouve la réserve naturelle de Nykan, qui abrite la plus grande colonie d'oiseaux marins d'Europe du Nord. 

Nos centres d'intérêt comprennent, entre autres, la transition écologique, la géopolitique, la diversité, l'autosuffisance, la théorie des races et des sexes, et les intersections de l'écologie, de la pensée et de l'action décoloniales, du féminisme postcolonial et de la théorie queer. Nous encourageons les projets in situ, le work in progress et les réunions interdisciplinaires. Nous tenons toutefois à souligner que nous sommes ouverts à toute forme d'expression singulière ou collaborative de pratiques artistiques.

Røst AiR travaille à des façons alternatives d’évoluer dans ce monde, de créer et d'être dans celui-ci, en explorant par exemple le potentiel des combustibles post-fossiles. Nous nous inspirons des traditions samies et des pêcheurs et agriculteurs de la côte et du nord de la Norvège, et nous réaménageons progressivement d’anciens potagers et jardins d'herbes aromatiques du phare.

Résidence:
Nous accueillons un nombre variable d'artistes en résidence tout au long de l'année. Nous organisons et accueillons également des ateliers, des séminaires et des happenings. Les résidences à Røst AiR sont sur invitation, mais quelques places seront disponibles pour des artistes qui en font la demande et des artistes invités. Toutes les pratiques artistiques et théoriques sont les bienvenues. 

La résidence comprend un espace de séjour et de travail combiné ainsi qu'une aide aux frais de voyage « vert ». Les repas sont principalement composés d'aliments biologiques et/ou de produits locaux et sont inclus dans l’hébergement. Il y a un à deux repas communs par jour. Chaque artiste reçoit une allocation pour les frais de voyage « vert » et pour la résidence. Parfois, nous offrons également des allocations pour matériaux.

Nous avons un profil écologique et nous demandons aux gens de voyager « vert » et de rester le plus longtemps possible. Les artistes résident.e.s (et les personnes venant de l'étranger) doivent rester au moins un mois (y compris les déplacements verts).
Røst AiR, in Lofoten, Nordland NO/Sápmi

Adresse: Karasjok/Kárásjokha (Suomageaidnu 14, N-9730 Karasjok) avec excursions vers Kautokeino/Guovdageaidnu et Inari/Ánaar

Contact: kristoffer@samidaiddaguovddas.no
 
Les organisateurs de cette résidence sont:
  • Centre sami d’art contemporain/Sami Daiddaguovddas (Karasjok/Kárásjokha)
  • Collectif d’artistes - Dáiddadállu (Kautokeino/Guovdageaidnu)
  • Sunna Nousuniemi (Inari/Ánaar) 
Espace de séjour, d’études et de travail combiné avec accès à une cuisine entièrement équipée au Centre sami d'art contemporain de Karasjok/Kárásjokha. Excursions à Kautokeino/Guovdageaidnu et Inari/Ánaar avec possibilité de courts séjours dans ces endroits. 

INFO:
 
Dáiddadállu
Fondé en 2014, Dáiddadállu est un collectif d'artistes samis unique en son genre à Guovdageaidnu/Kautokeino, Sápmi.

Les artistes à Dáiddadállu ont une expertise dans leurs domaines respectifs. Ensemble, nous couvrons des thèmes tels que l'art visuel contemporain, la photographie, le cinéma, la production télévisuelle, le design graphique, l'écriture, la musique, la chorégraphie, le design d'intérieur, l’art dramatique, le joik et la musique. Tous les membres de Dáiddadállu maintiennent des liens avec Guovdageaidnu/Kautokeino, mais voyagent et travaillent à différents projets dans le monde entier. L'objectif général de Dáiddadállus est de créer un environnement fort et actif pour les artistes sami.e.s. Notre objectif est de professionnaliser les disciplines et de rentabiliser les activités des artistes.
www.daiddadallu.com/om-oss/

Sámi Dáiddaguovddáš/Centre sami d’art contemporain (SDG)  
Le SDG a été fondé en 1986 par l'Association des artistes samis, qui a lancé la Fondation Sámi Dáiddaguovddás en 2013 avec le parlement sami de Norvège. La Fondation poursuit le travail commencé en 1986 dans ses nouveaux locaux à Karasjok, qui ont été ouverts au public en 2014. 

Dans son nouveau centre, le SDG propose un vaste programme d'expositions et d'événements portant principalement sur l'art contemporain sami par des artistes de Norvège, de Suède et de Finlande, mais aussi par des artistes internationaux. Le SDG est conçu comme un « centre de ressources » pour l'art contemporain sami, mais il s'engage également dans des activités nationales et internationales en dehors du centre. La mission du SDG est de promouvoir et de présenter l'art visuel sami et des initiatives connexes, de faire office de centre de ressources de premier plan pour l'art sami contemporain et de servir d'acteur puissant, reconnu, respecté et largement visible sur la scène de l'art contemporain. Le SDG travaille à développer et à élargir les rencontres entre l'art contemporain sami et le public. Les objectifs du SDG consistent également à présenter l'art contemporain, à susciter l'intérêt pour celui-ci et à aider le public à l'apprécier, à créer un lieu pour les nouvelles pratiques artistiques expérimentales et à garantir la liberté artistique.
samidaiddaguovddas.no/en/

 ¹ Le titre du projet vient de la longue lutte des Inuits pour leurs droits par rapport au changement climatique. Le livre du même titre de Sheila Watt-Cloutier (2015, Allen Lane Publication), témoigne de son travail de pionnière pour lier le changement climatique aux droits de l'homme avec la pétition inuite qu'elle et 62 autres Inuits du Canada et de l'Alaska ont soumise à la Commission interaméricaine des droits de l'homme à Washington DC en 2005. Les représentants des Inuits et les militants du changement climatique utilisent cette phrase dans leur combat dans l'espoir que les dirigeants politiques reconnaissent à quel point leurs communautés sont touchées par le changement climatique. Même si la Commission n'a pas accepté la pétition des Inuits, une audience historique sur les implications juridiques et les liens entre le changement climatique et les droits de l’homme a eu lieu. Okalik Eegeesiak, l'ancienne présidente du Conseil circumpolaire inuit (CCI), a utilisé cette phrase dans son discours à la Conférence des Nations unies sur le changement climatique COP 21 à Paris le 3 décembre 2015 : « Le changement climatique n'est pas seulement une question environnementale, c'est une question de droits de l'homme, et la fonte de l'Arctique affecte tous les aspects de la vie des Inuits. Par conséquent, le texte final doit faire valoir les droits des peuples autochtones et les maintenir dans l'article 2.2. Nous avons le droit au froid », a soutenu Eegeesiak.

Le Goethe-Institut

Le Goethe-Institut est l'institut culturel de la République fédérale d'Allemagne actif au niveau mondial. L'une de ses tâches principales consiste à soutenir et à promouvoir les échanges culturels internationaux, car la rencontre et le dialogue sont fondamentaux dans les sociétés libres. Nos projets rassemblent des pratiques et des réflexions artistiques, scientifiques, sociales et quotidiennes, qui reflètent la diversité des cultures dans nos sociétés. Nous cherchons à rendre visible le savoir tacite, à remettre en question les récits hégémoniques et à envisager d'autres perspectives dans la conception et la communication de notre programmation. Nous accordons une très grande importance à la collaboration et au travail en commun au sein de notre équipe et avec des partenaires engagés.

La crise climatique menace toutes les sociétés, en particulier celles qui vivent dans le Nord circumpolaire. Si les connaissances indigènes sont de plus en plus reconnues dans les discours internationaux, c’est parce qu’elles sont surtout considérées comme une réponse au défi du changement climatique. Le programme The Right To Be Cold reconnaît le lien et l'interdépendance entre l'urgence de la crise climatique et la pertinence des droits des peuples autochtones et de l'autodétermination. Le projet est un point de départ pour partager des connaissances et relier les discours du Nord avec ceux du Sud.

La chaîne de résidences s’inscrit dans le dossier The Right To Be Cold, qui regroupe un nombre croissant de textes de personnes provenant du Nord circumpolaire autour du thème « Justice climatique pour l’Arctique". Ce dernier est à son tour intégré dans le magazine en ligne Ecologues - How We Survive the Human Age, lequel comprend des contributions d’expert.e.s du monde entier.

TRTBC © Goethe Institut Finnland