Côte d’Ivoire
Etat de la danse contemporaine

Massidi Adiatou / Reine Mère
Massidi Adiatou / Reine Mère | © Laurent Diby

L’un des porte-étendards majeur de la culture en Côte d‘Ivoire dans les années 1990-2000 fut la danse contemporaine. Elle a connu des heures de gloire, sous l’impulsion et le dynamisme d’une jeune génération de chorégraphes formée à la base dans des institutions « sacrées » de la culture ivoirienne et panafricaine à Abidjan. Mais suite à un certain relâchement dans l’effet destructeur de la crise militaro-politique qu’a connu le pays aux premières des années 2000, les structures de l’édifice contemporain en Côte d’Ivoire vont se désintégrer. Aujourd’hui, la fin de la crise, le renouveau politique dans lequel veut s’inscrire le pays  marque un nouveau départ pour cette discipline artistique. Au travers de diverses  activités (formation, programmation, festivals), soutenues en cela par des institutions culturelles et certains subsides, ces acteurs envisagent de donner à la danse contemporaine ivoirienne son lustre d’antan… Question de la repositionner au-devant de la scène.

La scène de la danse contemporaine en Côte d’Ivoire a été enrichie par son propre patrimoine culturel, mais aussi par l'ouverture de la Côte d’Ivoire, ce qui a attiré des danseurs de toute l'Afrique. Ainsi au début des années 1980, des ensembles artistiques indépendants se créent et deviennent des pionniers en la matière : ce sont le Ki-Yi M’Bock fondé par la Camerounaise d’origine, Were Were Liking et l’Ensemble Kotéba de Souleymane Koly. Ces deux ensembles vont se positionner comme des références sous régionales dans le milieu artistique. Leur philosophie : former l’artiste africain en professionnel polyvalent, à la fois chanteur, danseur, comédien, etc.

1998-2000 : époque glorieuse de la danse contemporaine ivoirienne

Par la qualité de la formation que dispensent le Village Ki-Yi et l’Ensemble Kotéba, ils sont des centaines de jeunes danseurs à apprendre dans ces institutions. Avec la particularité d’utiliser de façon originale les ressources scéniques : scénographies, sons et lumières, costumes, etc… Au village Ki-Yi (sis dans la commune de Cocody, quartier Riviera 2, au bord de l’artère principale), parmi tous les apprenants, se démarquent l’un d’entre eux. Son nom est Massidi Adiatou. Celui-ci est le premier à donner une touche contemporaine à sa danse. Il s’approprie le concept et y ajoute ses influences chorégraphiques. Massidi fait ses classes au village Ki-Yi ; de danseur, il passe à assistant chorégraphe. En 1994, il quitte le « village » et fonde sa compagnie de danse, N’Soleh.

Dans la même époque, une vaste action de sensibilisation à la danse africaine contemporaine est lancée par le programme « Afrique en Créations » du ministère français de la Coopération. Alphonse Tiérou, le chorégraphe, théoricien de la danse contemporaine ivoirienne, mène dans cette mouvance, des ateliers destinés aux danseurs de plusieurs pays dont la Côte d’Ivoire. Massidi Adiatou y apprend encore beaucoup. A la suite de ces formations sont organisés en 1995 en Angola les premières « Rencontres chorégraphiques de l'Afrique et de l'Océan Indien ». Pour sa deuxième édition en 1997, Massidi et sa compagnie N’Soleh participent  au concours chorégraphique et remporte le premier prix, avec sa pièce intitulée « Corps actif ». Un nouveau style est créé, à cheval entre danse africaine, danse contemporaine et danse urbaine.

Ce premier succès éclatant de N’Soleh appelle bien d’autres tels que d’avoir été lauréat du concours international de la Seine-Saint-Denis de Bagnolet en France, 1999-2000. En 2002, soit dit en passant, N’Soleh décroche l’organisation de la fresque inaugurale de la Coupe d’Afrique des Nations de football au Mali. La compagnie se bâtit alors une réputation et tourne dans le monde. Le succès de Massidi Adiatou et de N’Soleh fait des émules parmi les danseurs ivoiriens. Déjà professionnels dans leurs ensembles d’origine, nombreux sont ceux qui vont se lancer dans l’aventure de la création de compagnies. C’est l’effet de mode.

Une danseuse, Béatrice Kombé, transfuge de N’Soleh créé la compagnie Tchétché. Cette compagnie composée uniquement de femmes, pendant féminin de N’Soleh va s’illustrer de fort belle manière sur la scène internationale. A commencer par son sacre à la troisième édition des « Rencontres chorégraphiques » en Madagascar, en 1999. Béatrice Kombé alias « Betty » et la compagnie Tchétché font ensuite la fierté de la Côte d’Ivoire en Europe et en Amérique. Dans ce contexte, le niveau de la danse contemporaine à Abidjan se trouve stimulé ! Des institutions culturelles privées comme le Goethe-Institut et le Centre Culturel Français constituent un réseau de spectateurs et appuient les initiatives et les créations. Les créations tournent. Le public apprécie. La danse contemporaine ivoirienne connaît ses heures de gloire !

On peut le dire, la Compagnie N’Soleh et la Compagnie Tchétché sont les deux entités à avoir donné à cette discipline ses lettres de noblesse. C’est vrai qu’il y a eu d’autres compagnies qui se sont constituées (la compagnie Sylvain Zabli, Edith Nessemon et sa compagnie Klozaï, etc.) pour marcher dans le sillons de ces deux suscités, mais elles ne connaitront pas leur rayonnement. Manque de bol pour beaucoup, les groupes vont se disloquer. Et certains chorégraphes vont s’exiler.

Puis survient la crise

La crise militaro-politique qui secoue la Côte d’Ivoire à partir de Septembre 2002 n’est pas sans conséquences perverses sur l’état de la danse dans le pays. Déjà qu’il y avait un certain ralentissement dans la création. Beaucoup de chorégraphes se découragent du fait d’être resté dans l’ombre de N’Soleh et Tchétché qui tournent à fond. Pis, avec les bruits de bottes réguliers, le maillon de la chaine de la danse contemporaine se disloque. Une bonne partie du public, constitué pour la plupart des expatriés européens, plie bagage suites aux réductions des personnels des ambassades et aux délocalisations tous azimuts. La faute à une situation sécuritaire critique. Par exemple, le Centre Culturel Français, l’un des soutiens de la danse est vandalisé. Conséquence : elle réduit ses activités. Rare deviennent les bourses d’études. Les subventions, les formations, n’existent pratiquement plus sur leur calendrier culturel. Aussi, la politique nationale se détourne-t-elle du financement de la culture. Les ressources se raréfient.

Entre temps, la nouvelle vague de jeunes danseurs qui a suivi celle de l’époque glorieuse se retrouve laissée pour compte. Et abandonnée. C’est la grisaille. Entre espoirs et doutes, les danseurs se livrent à des petits contrats par à-coup appelés communément « Gombo », en dansant pour des artistes chanteurs çà et là. Prévue pour être au départ leur unique activité professionnelle, la danse se voit reléguer au second plan aux profits d’autres métiers. Quand elle n’est pas carrément abandonnée. Symbole de cette mauvaise passe, le 21 février 2007, Béatrice Kombé décède des suites d’une insuffisance rénale. Son décès fragilise sa compagnie Tchétché. Les trois autres femmes se retrouvent prises dans des querelles. La galère suit.

L’une des membres du quatuor féminin, Flavienne Lago, a, dans une interview, décrit la situation de la danse et exprimé la peine des danseurs en général: « La danse, qu’elle soit traditionnelle ou contemporaine, ne paye plus en Côte d’Ivoire. D’ailleurs au niveau des arts et e de la culture, en général, depuis 2002, tout est fermé. On ne se retrouve plus. C’est pour quoi, on demande à notre ministère de la Culture et de la Francophonie, de se réveiller pour nous sauver. Si on est encore dedans, on continue de se battre, c’est parce qu’on aime la danse, c’est notre métier que nous savons faire. On fait pitié parce que la culture est morte. On néglige la culture en Côte d’Ivoire ».

D’ailleurs, cette crise n’a pas fait que frapper dans la danse. C’est toute l’industrie culturelle en Côte d’Ivoire qui subit le contrecoup. Paupérisation des artistes, non perception de leurs droits, piratages des œuvres, etc… Résultat : beaucoup d’artistes vont mourir dans des conditions misérables.

La perte de son prestige pour plusieurs raisons

Pendant ce temps, alors que la danse en Côte d’Ivoire périclitait du fait de la crise, les autres pays de la sous-région se renforçaient. A ce jour, tous reconnaissent que la danse ivoirienne a perdu de son audience et de son prestige du fait de la crise et de la baisse du niveau des acteurs.

« Il y a des pays qui, hier, quand ils voyaient des Ivoiriens dans des spectacles étaient terrorisés. Aujourd’hui, nous ne pouvons pas rivaliser avec eux », regrette Sidibé Moussa, Professeur de chorégraphie et de danse africaine à l'Ecole Nationale de Théâtre et de Danse de l'INSAAC (l’Institut national Supérieur des Arts et de l’Action Culturelle, basée dans la commune de Cocody). Et le chorégraphe, directeur de la Compagnie Si’SO d’en donner les raisons : « Ce qui est à la base de cette régression, c’est d’abord le manque de formation réelle des danseurs. Aujourd’hui, les gens pensent que c’est tout qu’on peut faire rentrer dans la danse contemporaine. Je suis d’accord que c’est une danse assez ouverte, qui n’est pas close. C'est-à-dire que c’est l’inspiration, généralement, du créateur qui rentre en ligne de compte. Mais en même temps, elle est partie de quelque chose. Donc son historique ou son histoire doivent être prise en compte au moment de la construction des travaux. Aujourd’hui, je veux dire qu’il y a un foisonnement de troupes, mais le problème se trouve généralement au niveau de la qualité des créations ». Abou Kamaté, Directeur de l’Institut français (ex-CCF) fait globalement la même analyse de l’état de la danse contemporaine à Abidjan. « Je peux faire un constat qui est fait par tout le monde : c’est que la danse n’est plus au même niveau que nous l’avons connu il y a quelques années ».

La réalité aussi est qu’à ce jour en Côte d’Ivoire, il n’existe pas d’école de formation approfondie en danse contemporaine. Seule l’Insaac donne des généralités dans la matière. Après, il appartient au danseur d’aller se perfectionner dans une école spécialisée. A ce titre, l’Ecole de Sables de Dakar, au Sénégal, reste la destination privilégiée et la moins couteuse pour les danseurs ivoiriens en manque de formation. Encore qu’elle n‘est pas accessible à la bourse de tous. Un véritable problème.

L’époque du sursaut : après la pluie, le beau temps ?

Dans cette grisaille, arrive la fin de l’année 2011, qui marque la fin de la guerre, après les élections. Conscients qu’il faille relever le niveau de leur discipline, certains acteurs de premier plan vont commencer par réaliser certains projets qu’ils nourrissaient depuis longtemps. Pionnier dans le développement de la danse contemporaine en Côte d’Ivoire, la Compagnie N’Soleh est encore une fois au-devant des premières initiatives visant à redorer le blason de la discipline. En début d’année 2012, Massidi Adiatou et Jenny Mezile, originaire de Haïti, mènent les démarches en vue d’organiser un premier festival de danse contemporaine et de scénographie en Côte d’Ivoire.

Depuis, le couple chorégraphe a pris le leadership de N’Soleh, la compagnie qui veut repositionner la Côte d’Ivoire au centre des grands rendez-vous africains en danse contemporaine et en scénographie. Baptisé « Afrik Urbanarts », le festival qu’ils ont pensé s’est donné pour objectif de rendre les arts accessibles au plus grand nombre, d’enrichir les déférences culturelles, et de faire de la Côte d’Ivoire un élément du leadership africain en matière de danse contemporaine et des créativités scéniques et plastiques. En clair, il s’agit de donner une vitrine d’expression aux créations, de favoriser le partage entre chorégraphes ivoiriens et étrangers et de donner sa place à la scénographie et aux autres disciplines plastiques qu’elle incorpore.

Avec un thème bien approprié au contexte de relance, « Hommage aux étoiles (les artistes) qui se consument dans le silence… », la première édition d’Afrik Urbanarts se tient, avec beaucoup de réussite, du 5 au 8 juillet 2012. Elle voit la participation de plusieurs compagnies ivoiriennes, de chorégraphes et de plasticiens-scénographes venus de la France, d’Haïti, du Nigéria, du Togo, du Burkina.

Un (autre) pas vers l’avant

Festival « Un pas vers l’avant » 2013 Festival « Un pas vers l’avant » 2013 | © Ange Aoussou-Dettmann La réussite d’Afrik Urbanarts fait encore des émules ! Dans la foulée, Ange Aoussou, danseuse ivoirienne expatriée en Allemagne annonce son projet à elle. Il s’agit du festival « Un Pas Vers l’Avant ». Ange Aoussou fait partie des générations de danseur qui sont passés par la formation au Djolem, un autre centre qui a lui aussi acquis de la renommée, à la suite des deux illustres ensembles. Elle s’exile au Mali en 2002 pour poursuivre sa formation. Là-bas, après avoir collaboré avec plusieurs chorégraphes européens de renom, elle réussit à tourner dans des duos ou solo sur le vieux continent et tisse son réseau.

Animée par son désir d’apporter la connaissance à ses camarades danseurs restés au pays, elle créé donc son festival, « Un Pas Vers l’Avant ». Celui-ci a la particularité d’être plus basé sur la formation des danseurs. Ainsi se tient, du 29 aout au 8 septembre 2012, la première édition d’ « Un Pas Vers l’Avant » au Parc Bresolle au Plateau (cité des affaires de la capitale abidjanaise). Ce stage de 10 jours est animé par les chorégraphes Suisse, Gabi Glinz et Américaine, Célia Weiss-Bambara. L’initiative séduit également les danseurs ivoiriens. Qui retrouvent de l’espoir quant à un repositionnement de la danse en Côte d’Ivoire qui ferait leur bonheur.

Si l’année 20212 a été une année pleine d’espoir dans le milieu de la danse, au vu des premières actions qui ont été positives, l’an 2013 marquera incontestablement la confirmation de cette courbe ascendante. En effet, les deux festivals connaitront leurs deuxièmes éditions, chacune, avec encore plus d’engouement et de nouveautés. Parallèlement, la formation est inscrite au cœur des programmes d’activités essentielles pour rehausser le niveau. En témoigne les initiatives dans ce sens qui n’ont pas tardé à naitre. Ainsi, dès janvier 2013, N’Soleh crée, en partenariat avec le Goethe Institut, DanseRaum. C’est une série de programmation mensuelle de spectacle qui voit défiler les pièces des chorégraphes. Ça répond, indique Jenny Mezile, initiatrice du concept, à une demande de la part des danseurs qui ont besoin de se nourrir et aussi de voir leurs créations diffusées. En février 2013, N’Soleh et le Goethe-Institut ont fait venir le chorégraphe allemand, Félix Bürkle pour donner une formation à une vingtaine de danseurs.

Les appuis institutionnels de retour

Cette embellie de la danse contemporaine en Côte d’Ivoire ces derniers temps correspond à un soutien un peu plus accru des institutions culturelles. Certes, l’Etat ivoirien, à travers le ministère de la Culture, peine encore à accorder des subventions aux initiatives et aux créations. Néanmoins, il faut noter le soutien logistique et administratif qu’il apporte. Ce sont donc les institutions culturelles privées qui apparaissent comme les premiers partenaires de la danse en Côte d’Ivoire.

En 2012, le Goethe-Institut a ainsi accordé un soutien financier et/ou logistique aux premières éditions des deux principaux festivals. En 2013, cette manne sera encore renouvelée. Plus, à travers certaines séances de projections ou de conférences, M. Friso Maecker, Directeur du Goethe-Institut traduit le soutien de son institution au regain de la création chorégraphique en Côte d’Ivoire.

Comme le Goethe-Institut, l’Institut français (ex-CCF) redéploye son aide aux initiatives. Abou Kamaté sous-directeur de l’Institut français, indique que « l’une des meilleures manières pour attirer le public, ce sera d’améliorer la qualité des créations. Si nous avons des créations de qualité, je crois que le public pourra revenir. Donc l’un des axes de nos actions futures, sera d’appuyer fortement le volet formation. Parce que si la Côte d’Ivoire a connu des chorégraphes de renom (Massidi Adiatou, Béatrice Kombé, Jenny Mezile) qui ont contribué à faire la notoriété de la danse en Côte d’Ivoire, aujourd’hui, il faut commencer à préparer la relève : former d’autres chorégraphes, former d’autres danseurs, former des scénographes ; former les techniciens. Le chantier, il est énorme et c’est tout ça qui va concourir à relancer la danse mais aussi à avoir un public à fidéliser ».
 
 
AfrikUrbanArts 2014 Abidjan from FK Prod on Vimeo.

L’espoir est permis

Aujourd’hui, passé les turbulences sociopolitiques et avec la détermination qu’affichent acteurs et compagnies, le mouvement ivoirien de la danse contemporaine est à la recherche d’un nouveau souffle. Avec la conviction qu’ils pourront repositionner leur discipline artistique sur la scène culturelle nationale et internationale. « Je dis à cette génération qu’il y a à manger et à boire », se réjouit le professeur de chorégraphie, Sidibé Moussa. « Mais il faut d’abord avoir les ustensiles, c‘est à dire qu’il faut avoir tous les nécessaires d’une formation de qualité. Il faut aussi revoir les thèmes. Parce que l’Afrique qui n’a plus d’espoir, les histoires de génie et tout le reste, c’est passé ! Il n’y a pas que ça ! C’est vrai que la crise nous a marqué, la Côte d’Ivoire a reculé, il faut le reconnaitre, même pour avoir une petite bourse, c’était assez difficile. Mais au-delà de ça, l’espoir est permis ! Car, il faut reconnaitre que les danseurs ivoiriens sont intéressants, c’est des gens qui ont vraiment envie de donner et pour cela il faut féliciter ceux qui prennent des initiatives, il faut aussi féliciter aussi les organisations qui se mettent en place de plus en plus. S’il y a des créations de qualité, vous allez voir que ça va reprendre ! »

Jenny Mezile, pour sa part, indexe l’Etat, qui devrait, selon elle, manifester plus d’attention à l’égard des chorégraphes ivoiriens. « Pour que la danse reprenne de plus belle, je crois qu’il faut d’abord une reconsidération de ce secteur par l’Etat. Aujourd’hui ce sont le Goethe-Institut et l’Institut français qui nous soutiennent, il faut le dire ! Je pense qu’il faut des états généraux de la danse. »

Il faut indiquer que le ministère de la Culture a entrepris certaines actions au niveau de la danse en créant par exemple un Pôle Danse dirigé par Massidi Adiatou. Mais la définition des objectifs et la mise à disposition des moyens de travail restent le grand obstacle à franchir pour la viabilité d’une telle structure destinée à encadrer toutes les initiatives en danse, qu’elles soient contemporaine ou traditionnelles. En définitive, c’est la synergie d’action des acteurs, des institutions (public comme privé à) et du public qui pourra redonner le nouveau souffle puissant que recherche la danse contemporaine en Côte d’Ivoire. Cependant, au vu des actions qui sont menées, on peut dire, sans risquer de se méprendre, que nous sommes engagées sur la bonne voie.