Enter Africa au gamescom 2019 Le pouvoir des jeux

Illustration de Johanna Benz avec les voix et les  commentaires sur les jeux de Enter Africa
Photo : Nina Fink

Un continent plein de créativité : «Enter Africa», un projet en réseau du Goethe-Institut dans 15 pays africains, a présenté pour la première fois le mega-game «Busara» au Indie Arena Booth du gamescom 2019.

Lorsqu'il a été officiellement annoncé le dernier jour du gamescom 2019 que l'Indie Arena Booth avait remporté la course pour le meilleur stand face à des géants tels que Microsoft, Sony ou Electronic Arts, la joie fût immense. Les mois de travail des participants de «Enter Africa» ont non seulement porté leurs fruits mais ont aussi montré l‘énorme potentiel derrière ce projet.

(De gauche à droite) : Moses Ayantunde (Lagos, Nigeria), Johannes Ebert, Secrétaire Général du Goethe-Institut, Kirubel Habtu (Addis Abeba, Ethiopie) et Adefoyeke Ajao (Lagos, Nigeria) jouent au mega-game Busara lancé sur le stand Enter Africa du Indie Arena Booth au gamescom (De gauche à droite) : Moses Ayantunde (Lagos, Nigeria), Johannes Ebert, Secrétaire Général du Goethe-Institut, Kirubel Habtu (Addis Abeba, Ethiopie) et Adefoyeke Ajao (Lagos, Nigeria) jouent au mega-game Busara lancé sur le stand Enter Africa du Indie Arena Booth au gamescom | Photo : Stefanie Kastner

Sagesse, jugement et bon sens

L'une des raisons était le mega-game «Busara», un jeu de plateau développé par 15 équipes de 15 pays africains, qui était l'un des jeux les plus joués dans tout l'Indie Arena Booth. «Busara» signifie en swahili la sagesse, le jugement et le bon sens - le titre parfait pour un jeu dont le but est de créer la société la plus agréable à vivre. Cette tâche délicate et motivante a captivé de nombreux visiteurs. Grâce aux règles faciles à apprendre et difficiles à maîtriser les joueurs expérimentés ont vite réalisé que la motivation à long terme pour «Busara» est extrêmement élevée.Vous pouvez jouer à la version gratuite «Print & Play» ici.

Enter Africa au congrès du gamescom. Le panel de discussion comprenait Johannes Ebert, Secrétaire Général du Goethe-Institut, Bethlehem Anteneh (Enter Africa Addis-Abeba), Dagmawi Bedilu (Enter Africa Addis-Abeba) et Prince Andrew Ardayfio (Enter Africa Accra) et le modérateur Tino Hahn Enter Africa au congrès du gamescom. Le panel de discussion comprenait Johannes Ebert, Secrétaire Général du Goethe-Institut, Bethlehem Anteneh (Enter Africa Addis-Abeba), Dagmawi Bedilu (Enter Africa Addis-Abeba) et Prince Andrew Ardayfio (Enter Africa Accra) et le modérateur Tino Hahn | Photo : Stefanie Kastner

Délivrer un nouveau contenu

Face à une  grande assemblée, Bethlehem Anteneh (Game Thinking Lead), Prince Andrew Ardayfio (Game Designer & Creative Director), Dagmawi Bedilu (Game Design Lead) et Johannes Ebert (Secrétaire Général du Goethe-Institut) ont donné un aperçu attrayant de la genèse du projet. L'auditoire était constitué de nombreux game designers* dont le grand intérêt pour le  «Gateway to African Creators» («la passerelle vers les créateurs africains») a été prouvé à travers leurs nombreuses questions. «Il y a au niveau mondial, un manque de contenu novateur. Nous sommes convaincus que l'Afrique peut fournir exactement ce contenu. Avec notre projet, nous travaillons en réseau les uns avec les autres et nous nous connectons également au réseau mondial déjà existant», a déclaré Dagmawi Bedilu lors du congrès du gamescom.

Sur le stand d'Enter Africa au Indie Arena Booth : Un garçon et sa mère jouent au jeu des Voyageurs conçu par les membres de Enter Africa au Cameroun Sur le stand d'Enter Africa au Indie Arena Booth : Un garçon et sa mère jouent au jeu des Voyageurs conçu par les membres de Enter Africa au Cameroun | Photo : Andrew Ardayfio

Éliminer les préjugés et changer le monde

La perception de l'Afrique doit s'éloigner de celle d‘un continent de crises et se rapprocher de celle d'un continent empli de créativité. C'est aussi le feedback unanime des nombreux joueurs passés par le Indie Arena Booth : «A travers Busara et les échanges avec ses créateurs, j'ai remarqué à quel point j'en sais peu sur le continent africain et combien d'idées et d'histoires passionnantes m'attendent encore. C'était l'expérience la plus inspirante pour moi au gamescom», déclare un étudiant en conception de jeux.
 
En regardant la foule de visiteurs au gamescom, il n’y a plus aucun doute à avoir, les jeux ont le pouvoir de changer le monde et d'éliminer les préjugés. Busara y est déjà parvenu - et ce mega-game n'était que le point de départ car «Enter Africa» est conçu pour durer et devenir le médiateur entre les mondes.