Carmen Ludwig
Un goût de Noël

  • Carmen Ludwig © Goethe-Institut Côte d'Ivoire / E.Kouamé
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J’ai été « louée » pendant l’avent. Lorsque ma collègue de la bibliothèque, Espérance Kouamé m’a signifié quelques jours avant, le thème du rendez-vous, je me suis alors rendue compte dans quelle période de l’année nous nous trouvions. Je devais m’entretenir avec les élèves sur la fête de noël en Allemagne. Sérieux ! Ah ben oui !
 
Toutes ces choses qui pour moi représentaient normalement l’avant-noël, à savoir : confectionner des biscuits pendant des heures, écouter les vieux chants de noël, consommer du vin chaud et des amandes grillées à des prix exorbitants sur le marché de noël, entreprendre de longues sorties en hiver et voir comment brillent de plus en plus les lumières en ville…  Cette année, je les avais manqué de peu.
 
Pour cela, une semaine avant, je m’étais pris un coup de soleil extraordinaire à la plage d’Assinie, j’avais dansé à ciel ouvert du Zouglou, et poursuivi mes excès d’Alloco, le savoir-vivre africain, au lieu de silence et de méditation.
 
A part la décoration banale de noël dans les grands supermarchés, je n’avais pas encore compris grande chose des préparatifs. C’est d’ailleurs ce pourquoi j’étais autant curieuse d’apprendre de la part des élèves, comment donc ils abordent cette période aussi importante pour nous les allemands.
 
Un jeudi pendant l’avent, je suis allée avec Espérance au « Groupe Scolaire les Laureades » dans la commune de Cocody pour aborder le thème avec un groupe de 25 élèves. Nous avons été cordialement accueillis par les collaborateurs de l’école, tant en nourriture qu’en boisson. Nous avons été conduits vers 10h30 dans la classe, où les jeunes nous ont accueilli de vive voix avec un « Guten Tag ».
 
Apres une série de présentation, je me suis mise à parler des sapins, du saint Nicolas, des calendriers d’avent, et des traditionnels plats de noël. J’ai montré aux élèves des photos de notre couronne d’avent avec les quatre bougies classiques et des photos du marché de noël de Dresden. Nous avons aussi questionné les élèves sur leurs traditions de noël, comme par exemple les cadeaux et je leur ai décrit notre tradition sur la décoration de l’arbre de noël la veille de noël. 
 
Ensuite, c’était au tour des élèves de me poser des questions. Ils étaient intéressés par ma vie quotidienne en Allemagne, mes matières préférées à l’école et mes acteurs préférés du cinéma allemand, l’histoire de ma famille et les habitudes festives d’un étudiant à Berlin… Nous avons parlé de la fête d’octobre à Munich, les feux d’artifice à la Saint-Sylvestre et aussi sur les musiciens et artistes ivoiriens.
 
A peine ai-je remarqué comment le temps filait. Le temps de dire ouf, l’heure était déjà passée et il était temps de prendre congé. J’ai remercié les élèves de leur curiosité et de leur superbe collaboration avec un gâteau traditionnel et avant tout en rapport avec le thème, que mes parents m’ont ramené récemment à l’occasion de leur visite à Abidjan : un gâteau « Christstollen ». Ce n’était pas assez, mais chacun des enfants avait au moins une idée de comment est-ce qu’on « profite » de la fête de noël chez nous. Par le biais d’Espérance, il y avait encore des bracelets du Goethe-Institut et nous devions immortaliser cette belle rencontre qui, malheureusement était de courte durée. Apres une visite guidée de l’école et un entretien avec la directrice, nous nous sommes retournés au Goethe-Institut. Les collaborateurs de « Laureade » nous ont amicalement raccompagnés en voiture.
 
J’aimerais ici remercier tous ceux qui ont rendu cet échange possible: Espérance, les professeurs et directeurs de « Laureade » et bien sûr particulièrement les élèves qui, de façon ouverte, ont œuvré à ce que cette matinée reste gravée dans ma mémoire pour toujours.
 
Nous étions littéralement « ensemble » pour un moment et peu importe à quoi ressemblent les traditions de noël dans un pays ; est-ce pas exactement ce « être ensemble » qui rend chaque fête si particulière en elle-même ?