Colloque
Thème: Prémodernité – Modernité – Postmodernité :
approches et orientations autour d’une triade « éternelle »
Prémodernité-Modernité-Postmodernité : approches et orientations autour d’une triade « éternelle »
En poste pour une présence, voici en quelque sorte la Modernité dans ce qui la présitue et la post-situe. Une sorte d’écart se manifeste ainsi entre ce qui la précède et ce qui la suit dans ce qu’elle est – cette Modernité. Dans cet écart entre son passé et son futur, les discours convergent et/ou divergent autour de cette Modernité. Tant les voies sont diverses dans ces multiples voix qui s’y expriment ! Et cette diversité de tons et de sens dit l’intérêt que suscite cette Modernité. Et si tant est, alors il ne serait pas moins intéressant de (se) demander
: la Modernité, c’est quoi même ? Pour qu’on essaie de la peindre dans la triade conséquente : ce qui y pousse – c’est quoi comme pousse – ce qui en pousse ? D’ailleurs, si le terme ‘’Modernité’’ s’encadre de « pré » et «post », est-ce parce qu’il ne se suffit plus à lui-même de par la place additive de ces deux suffixes ?
Prémodernité – Modernité - Postmodernité : voici une triade conséquente !
Conséquente parce qu’une dualité dit une unité. D’abord cette dualité dit ce qui pousse à une réalité ou un fait : Pourquoi ? Ensuite cette dualité indique ce qui en pousse : Comment ? Ainsi la Modernité ne se porte que parce qu’elle s’emporte (« pré- ») d’une part et qu’elle se déporte (« post- ») d’autre part. Et si elle s’emporte parce qu’elle se porte de quelque part et se déporte parce qu’elle porte quelque part, la Modernité, dans son port propre, appelle (à) des questions. D’entre ces questions, deux se font plus vives : Pourquoi ? Comment
? Et ces deux questions appellent plus loin que la Modernité elle- même. En ce sens, elles semblent appeler un peu plus loin que la raison qui justifie la Modernité et beaucoup plus loin que les raisons dont elle pourrait se justifier. Puisque ces deux questions principales peuvent toucher au sentiment. Or le sentiment peut se faire assentiment ou ressentiment. D’où les ports pluriels où pourrait mener cette Modernité. Alors la Modernité peut appeler par-delà la raison qui la situe ou la propulse. Cet appel peut être plus profond que ce qu’on en entend. Dans le sens heideggérien : « ça appelle » («
« Es » ruft »)- malgré nous – « à contre-courant des attentes » (« wider Erwarten ») et « très vivement à l’opposé de notre volonté » (« und gar wider Willen ») (Cf. M. Heidegger : « Sein und Zeit », Max Niemeyer Verlag, Tübingen, 2006, p. 275).
Dans le souffle de cet appel à plusieurs entrées et à diverses sorties, nous vous invitons, chercheurs, enseignants comme étudiants, à nous rejoindre pour mener le débat sur cette notion qu’est la Modernité, ajustée à ces deux suffixes ‘’pré-‘’ et ‘’post-‘’ qui en disent, respectivement « l’avant » et « l’après ». Dans cette optique, nos champs qui nous intéressent sont : les sciences humaines dans leur ensemble ; particulièrement : les humanités et les sciences de l’Homme et de la société (Littératures (Langue, littérature, civilisation) – Philosophie – Communication - Science politique…).
Selon les axes qui suivent :
- La Modernité : l’hétérogénéité d’une homogénéité
- La Modernité : affirmation – négation
- La (Pré/Post) Modernité : paradigmes – discours – médias – théories et méthodes – interconnexion
- La (Pré/Post) Modernité : quel bilan à ce jour ? (recension critique dans les champs susmentionnés)
Programme du Colloque
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