Metamorphosis. States of Change

Exposition|À l’occasion de la foire internationale de photographie contemporaine Paris Photo

  • Goethe-Institut Paris, Paris

  • Prix Entrée libre

 Une voiture enveloppée d’une bâche bleue est à moitié immergée, entourée d’arbres inondés et d’un bâtiment déserté portant une enseigne Coca-Cola délavée. La scène, à la fois calme et inquiétante, devient une métaphore de l’immobilité, de la fragilité et de la puissance de la nature. © Ludwig Nikulski

 Une voiture enveloppée d’une bâche bleue est à moitié immergée, entourée d’arbres inondés et d’un bâtiment déserté portant une enseigne Coca-Cola délavée. La scène, à la fois calme et inquiétante, devient une métaphore de l’immobilité, de la fragilité et de la puissance de la nature. © Ludwig Nikulski

Vernissage le jeudi 13 novembre à 18h30

Comment rendre visible le changement ? Sous le thème Metamorphosis. States of Change, onze étudiant·e·s en journalisme visuel et photographie documentaire à l’École supérieure des sciences appliquées et des arts de Hanovre explorent différentes formes de mutation, qu’elles soient politiques, culturelles, écologiques ou numériques.

En se référant à des points de bascule dans la société et la culture, à des crises et des conflits politiques ainsi qu’à des transformations d’écosystèmes, les projets présentés mettent en lumière les dynamiques et les origines de ces changements. À travers des stratégies et des approches photographiques variées, les artistes interrogent des identités figées, des récits linéaires et des stabilités apparentes.

Par exemple, dans Songs of the Taiga, Nora Schwarz met en lumière la disparition progressive des dernières forêts vierges d’Europe du Nord et montre à quel point l’identité écologique est intimement liée à l’identité culturelle. Jonathan Funk, quant à lui, explore dans Ortskontrollfahrt les tensions sociales en Allemagne et s’interroge sur la manière dont l’aliénation politique et le populisme ébranlent la confiance dans les structures démocratiques. De son côté, Ludwig Nikulski parcourt dans Unter den Palmen les frontières occidentales de l’Ukraine et documente les lieux où émergent de nouvelles lignes de fracture en Europe — entre l’éloignement apparent de la guerre et sa présence tangible dans le quotidien.

Le changement n’est pas un concept abstrait : il s’incarne dans les réalités sociales, écologiques et politiques — avec leurs ruptures, leurs transitions, mais aussi leurs potentialités. L’exposition est une invitation non seulement à observer le changement, mais aussi à le comprendre comme un processus permanent de remise en question et de réorganisation.
Dans le cadre de la série d'expositions « La jeune photographie allemande », organisée chaque année par le Goethe-Institut de Paris en coopération avec la Deutsche Börse Photography Foundation