A propos du Prix

Le Goethe-Institut et la famille Grohs ont lancé un prix de 20 000 euros en mémoire de Henrike Grohs. L’ancienne directrice du Goethe-Institut Abidjan est décédée le 13 mars 2016 lors d'une attaque terroriste à Grand Bassam dans laquelle 17 autres personnes ont également perdu la vie. Le nouveau Prix Henrike Grohs pour l’Art en faveur des artistes africains sera décerné pour la première fois le 13 mars 2018 à Abidjan.

Le Prix Henrike Grohs pour l’Art entend poursuivre l’œuvre de la vie de Henrike Grohs qui s’est dévouée à soutenir les artistes en Afrique pendant toute sa vie.

Le secrétaire général du Goethe-Institut Johannes Ebert a déclaré: « Henrike Grohs incarnait véritablement les principes et les valeurs des échanges culturels internationaux tels qu’ils sont promus par le Goethe-Institut. Le Goethe-Institut vise à créer des ponts entre les hommes à travers l’art et la culture et à contribuer à rendre visible la culture contemporaine africaine dans un contexte mondial. C’est pour cela que le Prix Henrike Grohs pour l’Art a été créé. Il est un signal clair contre la violence et le fanatisme. »

À partir de 2018, le prix sera décerné tous les deux ans à un artiste ou un collectif d’artistes œuvrant  dans le domaine des arts. La qualité artistique est le critère le plus important pour l’attribution du prix. Le partenariat collaboratif, la transmission de connaissances à d’autres artistes ainsi que l’engagement social sont des éléments également décisifs dans le choix des jurys, composés de créateurs culturels renommés et des experts en art venant de cinq pays africains différents : Koyo Kouoh, directrice artistique du RAW Material Company Dakar, Laurence Bonvin ( Berlin), artiste et représentant de la famille Grohs,  Raphael Chikukwa, commissaire d’exposition du National Gallery of Zimbabwe de Harare et Simon Njami commissaire d’exposition à Paris.

Les membres du jury déclaraient ceci à propos du nouveau prix :

« Le 13 mars 2016 à Grand Bassam, Henrike Grohs a été victime de la haine aveugle alors qu’elle passait du bon temps à la plage avec des amis. Deux mois auparavant, une jeune photographe de 32 ans, Leila Alaoui, avait été assassinée au Burkina Faso par les mêmes personnes. Trop de personnes sont mortes parce qu’elles se trouvaient au mauvais endroit au mauvais moment. Simplement parce qu’une poignée de fondamentalistes a déclenché une guerre de terreur. Nous sommes confrontées à des temps difficiles et il est notre devoir de refuser de  nous soumettre au fatalisme.
Toutes ces morts doivent être transformées en quelque chose de positif, de plus fort que la mort, en quelque chose de plus fort que nous-mêmes. Henrike travaillait pour un monde meilleur. … Le Prix Henrike Grohs pour l’Art a été institué comme réponse à tous ceux qui ne croient pas à un monde dans lequel le partage est à l’honneur. Un monde, dans lequel les frontières n’ont pas d’importance et dans lequel l’humanité  serait la seule valeur à défendre – c’est-à-dire une valeur qui ne peut être détruite et qui reste intacte. – c’est-à-dire l’humanité en tant qu’un ensemble, une chose qui ne peut pas être détruite et donc intouchable. Le message est clair : Le message est clair: nous n’abandonnerons pas. Nous ferons, comme l'a fait Henrike, nous nous battrons pour ce en quoi nous croyons, sans aucun compromis.

Les membres du jury
Koyo Kouoh, Laurence Bonvin, Raphaël Chikukwa et Simon Njami

À propos d'Henrike Grohs

Henrike Grohs est décédée le 13 mars 2016 lors d'une attaque terroriste en Côte d'Ivoire avec dix-sept autres personnes. Elle a fait des études d'ethnologie et a dirigé le Goethe-Institut à Abidjan de 2013 à sa mort. Elle a cofondé le projet « Next –Intercultural Projects » à la Haus der Kulturen der Welt à Berlin. Entre 2002 et 2009, elle a travaillé comme chef de projet dans le programme d'éducation de l'orchestre philharmonique de Berlin. En 2009, elle a été nommée conseillère en culture et développement du Goethe-Institut en Afrique du Sud. Henrike Grohs avait 51 ans au moment de son décès.

À propos du Goethe-Institut en Afrique

Le Goethe-Institut est l'institut culturel de la République fédérale d'Allemagne, actif dans le monde entier. Son mandat est de promouvoir l'étude de l'Allemand à l'étranger et d'encourager les échanges culturels internationaux. Aujourd'hui, il est représenté dans 98 pays et compte environ 3 300 employés. Il contribue largement à la promotion des artistes, des idées et des œuvres. Soutenir les scènes culturelles locales et renforcer le dialogue panafricain à travers les arts font partie de sa mission sur le continent africain, où elle gère 19 instituts à : Abidjan, Accra, Addis-Abeba, Alexandrie, Le Caire, Casablanca, Dakar, Dar es Salaam, Johannesburg, Khartoum, Kigali, Lagos, Lomé, Luanda, Nairobi, Rabat, Tunis, Windhoek et Yaoundé, ainsi que trois bureaux de liaison à Alger, Kinshasa et Ouagadougou.