RÉSIDENCE DE MUSIQUE RÉSIDENCES ARTISTIQUES AVEC LE GROUPE DENDRI À DAR EYQUEM

Dendri
© Goethe-Institut

Durant les mois de février et de mai 2018, deux résidences artistiques organisées par le Goethe-Institut Tunis en co-production avec Dar Eyquem ont eu lieu avec le groupe de musique « Dendri Stambeli Movement » à Dar Eyquem.
 
 

Ces deux résidences ont été clôturées par un concert live donnant le coup d’envoi de la seconde édition de « Saha Chribtek, les nuits festives du Ramadan » organisée par le Goethe-Institut Tunis.
Durant ces deux résidences, Christoph Thiers, ingénieur du son invité du HOFA, a rejoint l’équipe afin de travailler essentiellement sur le son de l’instrument clé de cette formation : le Gombri.

Composé de sept membres, le groupe fusionne l’héritage du Stambeli avec des instruments modernes tout en veillant à l’authenticité de cette musique traditionnelle.
 
FORMATION :
 
-  Mohamed Khachnaoui - Batterie et chant
-  Salah Ouergli - Gombri, gambra et chant
-  Bellassan Mihoub - Chkachak et chant
-  Muhamed Jouini - Chkachak et chant
-  Sahbi Mustapha - Guitare basse
-  Aymen Ben Attia – Guitare
-   Wajdi Riahi – Clavier

Genèse du projet Dendri
 
Le projet «Dendri» a vu le jour suite à la volonté de Mohamed Khachnaoui à mettre en avant la musique stambéli dans une fusion originale.
Bien introduit dans le milieu du stambéli, l’artiste s’est initié auprès des plus grands maîtres de cette musique traditionnelle noire tunisienne, comme Hamadi Bidali, Salah Ouergli, et Hafedh Haddad, sur le gombri, les chkachek (crotales) et sur le dabdabou. Ce dernier est une partie musicale purement rythmique se jouant pendant les ziaras, soit les visites au marabout, notamment le saint Sidi Frej ; elle était appelée «dharb ensa» («la frappe des femmes») car, au départ, le dabdabou n’était interprété que par les femmes. Grâce à cet apprentissage, Mohamed Khachnaoui, qui répétait les rythmes stambéli sur sa batterie, a trouvé une voie toute tracée qu’il a suivi tout au long de son année de recherche scientifique : faire du stambéli. Ce qu’il mit en œuvre durant son projet de fin d'étude pour l’obtention de sa maîtrise en 2010. Le jour de sa soutenance, il fit appel à ses amis du stambéli, avec qui il jouait souvent chez lui, chez les uns ou chez les autres, pour une présentation musicale. Lui à la batterie, Salah Ouergli et Belhassen Mihoub, deux maîtres du stambéli, le premier au gombri et le second aux chkachek. L’idée de «Dendri» commençait à se concrétiser.
 
Elle prit racine lors d’une jam session au cours de laquelle Mohamed Khachnaoui, Salah Ouergli, Belhassen Mihoub et Sahbi Mustapha (à la guitare basse) offrirent au public présent une fusion originale visant le stambéli.

Pourquoi l’appellation Dendri ?
 
Le «dendri» fait partie du rituel de la ziara. Cette boisson, préparée dès le premier jour de la visite au saint, est un mélange de droô (sorgho), de lait, d’eau et de sucre. Un mélange surprenant qui a fasciné Mohamed Kachnaoui. Il était donc très naturel que le projet soit intitulé «Dendri», car, rappelons- le, c’est une fusion originale autour de la musique stambéli, utilisant les instruments de musique traditionnels tunisiens à savoir le gombri, la gambra et les chkachak, tout en les croisant aux sons «modernes» de la batterie, la basse, la guitare électrique et le piano.