Wolf Erlbruch

© Peter Hammer Verlag

© Peter Hammer VerlagC'est le livre Vom Maulwurf, der wissen wollte, wer ihm auf dem Kopf gemacht hat (Peter Hammer Verlag, 1989 - texte de Werner Holzwarth) (De la petite taupe qui voulait savoir qui lui avait fait sur la tête, Milan, 1993), devenu aujourd'hui un classique des livres d'images, qui apporte la célébrité à Wolf Erlbruch.


Né en 1948, graphiste et chercheur dans le domaine de l'illustration, Wolf Erlbruch enseigne actuellement les arts plastiques dans une grande école de Wuppertal, la Bergische Gesamthochschule. Durant ces 15 dernières années, son style particulier a si fortement marqué l'art de l'illustration qu'il est devenu une référence et qu'il est même souvent plagié.

2003 reflète d'ailleurs brillamment cette notoriété de Wolf Erlbruch. Non seulement il s'est vu remettre, pour l'ensemble de son œuvre, la distinction spéciale du prestigieux Prix allemand de littérature pour la jeunesse (10000 €), mais il a également été distingué par la ville de Leipzig qui lui a décerné son Prix Gutenberg 2003 (10000 €, un des plus renommés en Allemagne en ce qui concerne l'illustration de livres) et par sa ville natale de Wuppertal qui lui a attribué son Prix Culturel Eduard-von-der-Heydt-Kulturpreis (12500 €).

De nombreux prix avaient, auparavant déjà, jalonné le parcours talentueux de cet illustrateur original. En 1993, son album Das Bärenwunder (Moi papa ours ?) reçoit le Prix allemand de littérature pour la jeunesse. En 1996 c'est son album Frau Meier die Amsel (Remue-Ménage chez Madame K.) qui est nominé, toujours dans le cadre du même prix. En 1999, il reçoit le prix Bologna Ragazzi Award pour son livre Das Hexenmaleins (Cuisine de sorcières) lors de la Foire Internationale du livre d’enfants à Bologne et en 2001, il reçoit à nouveau ce prix pour son album Das neue ABC-Buch (Le nouvel Abécédaire).

En 2004, c'est encore un de ses livres, La grande question, publié en France aux Editions Être en 2003 (Die grosse Frage, Peter Hammer Verlag 2004), qui vient de recevoir à Bologne le Prix Bologna Ragazzi Award 2004.

Wolf Erlbruch a été distingué par le Prix Hans Christian Andersen 2006.

Ente, Tod und Tulpe est paru en 2007 en Allemagne aux éditions Kunstmann. L’édition française est parue en 2007 chez la Joie de Lire sous le titre Le Canard, la mort et la tulipe. Il a été nominé pour le Prix allemand de littérature de jeunesse 2008, catégorie albums. Un livre pour enfants avec une fois encore un thème d’ordre philosophique, la mort, traité avec douceur, sensibilité et réalisme.

Les illustrations et les textes de Wolf Erlbruch ont beaucoup à voir avec lui-même, sa famille, ses proches ou son environnement. C'est en effet selon lui un moyen pour que chacun puisse se reconnaître plus facilement dans ses livres. Leonard, l'histoire d'un petit garçon qui a peur des chiens est par exemple inspirée de ses expériences avec son propre fils. Ses livres peuvent être audacieux et déclencher des polémiques, tel l’album Die Menschenfresserin en 1996 (L'ogresse en pleurs) dont le texte de Valérie Dayre raconte l'histoire d'une vilaine femme gourmande d'enfants qui, affamée, finit par dévorer son propre petit et en pleure encore aujourd'hui.

L'audace de Wolf Erlbruch ne va pas sans une certaine hardiesse. Dans son livre Das Hexen-einmal-eins (1998), il reprend une poésie du Faust de Goethe (poésie extraite de la scène où le diable Mephistophélès prépare un breuvage de jouvence) et l'accompagne d'un assemblage impertinent et remarquable de peintures, collages, découpages de cartes, plans d'architecture ou courbes de niveaux, alignements de chiffres et de tables arithmétiques, effets d'ombres chinoises. L'album a reçu un prix lors de la Foire Internationale de Livres d'enfants à Bologne en 1999 et a été traduit en français aux éditions La joie de lire sous le titre La cuisine de sorcière.

Donner libre cours à l'imagination, en accentuer les aspects incongrus et débridés est un thème privilégié de cet illustrateur. Nachts (1999) (Allons voir la nuit, La Joie de lire, 2000) dans lequel la prédilection pour le magique s'exprime par des images fantastiques et humoristiques alliant dessins et collages, en est un véritable exemple.

En 2008, est paru aux éditions allemandes Sanssouci le nouvel livre pour enfants Der König und das Meer de Heinz Janisch. C’est Wolf Erlbruch qui a produit les magnifiques illustrations de cet ouvrage profondément philosophique dans lequel un petit roi apprend à comprendre des questions essentielles sur la vie.

Tous les titres de Wolf Erlbruch ne peuvent être mentionnés dans cette courte présentation.
Pour plus d'informations, on pourra consulter le site bilingue internet réalisé par le Centre de promotion du livre de jeunesse de la Seine-Saint-Denis (CPLJ) qui présente largement les livres et le travail de cet écrivain et artiste-illustrateur Wolf Erlbruch.

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