Samedi 28 mai 2022 à partir de 19h00

Conte

Conte|Malheureusement bonheurs

  • Goethe-Institut Lomé, Lomé

  • Langue Francais
  • Prix Entrée libre et gratuite

Spectacle de conte : Malheureusement bonheurs avec AMEDEGNATO Atavi G, alias Atavi G.

Le spectacle se tisse de trois contes : « Ça ne me regarde pas » ; « Le mort-vivant » ; « La crudité » qu’enfile une quinzaine de proverbes qui en relèvent les rebondissements, exposant du coup la valeur morale de la sagesse africaine. Le chant Agou-zin (le jour se lève) berce les trois contes en même temps qu’il conclut et introduit chacune des douze séquences et en constitue la trame ou ses points de suture.
Enfin les scènes bilingues (français-mina) du dialogue de « La crudité » mènent à l’acte final où le conteur et le public reprennent en chant physique la devise d’un peuple qui vient de faire l’incompréhensible choix de vivre sauvage.
La nouvelle devise : « autant nous ne sommes pas fiers de notre pauvreté, autant nous n’en avons pas honte »

Objectif de ce spectacle : - sensibiliser sur la déshumanisation de l'être humain - promouvoir la créativité artistique en conte.


Résumé

’Malheureusement bonheurs‘’ apparaît comme un voyage initiatique à travers Yévigolotoé-
L’araignée : personnage central atteint de la corruption morale émergente. Il fait le mort juste
pour mieux profiter de la moisson de ses propres fils et se fait honteusement prendre au piège.
Chez un vieux paysan, cohabite trois animaux : le chat, doux et allocentrique, petit cabris,
turbulent et insouciant, et, grand bélier puissant, suffisant et égocentrique. Sourd aux multiples
et permanentes inquiétudes du chat, grand bélier finit par payer de sa vie, la profanation de la
terre causée par petit cabris. Yévigolotoé-L’araignée arrive enfin à Alodéklo où deux peuples :
l’un agriculteur, ‘’sauvage‘’ et crudivore, l’autre ‘’civilisé‘’ et maître du feu, vivent, dans l’entente
équitable, leur bonheur. Voyant l’emprise des aliments cuits sur leurs voisins, les maîtres du feu
leur imposent brutalement des prix à toutes cuissons. Les anciens crudivores indignés, décident
de retourner à la crudité, à la dignité et donc à la liberté.

.