Artistes en résidence

تصميم جرافيك بالعنوان © معهد جوته - القاهرة

Graphic Design with the title: Artists in Residency © Goethe-Institut - Cairo

Comics and Graphic Novels - White Villa

Portrait d’un artiste assis à l’intérieur et regardant vers la caméra. © Privé Jasmina El Bouamraoui

Jasmina ElBouamraoui travaille comme illustratrice germano-marocaine sous le nomde EL BOUM et est basée à Berlin. Les explorations del’identité, de la mémoire et des politiques de visibilité façonnent son langage visuel. Ses projets abordent des formes historiques et contemporaines d’effacement, en particulier là où des présupposés genrés influencent l’artisanat, le travail et les récits qui en découlent. Elle crée des archives visuelles qui contrent l’omission, reconfigurent des perspectives négligées et ouvrent des espaces pour imaginer de nouveaux récits. Sa pratique pluridisciplinaire s’étend de l’illustration et de la peinture à des œuvres de grande échelle sur bois où la matérialité, la surface et les processus artisanaux occupent une place centrale.

Portrait d’un artiste © Privé Laure Ibrahim

Laure Ibrahim est une artiste libanaise basée à Beyrouth. Elle est diplômée de l’Académie libanaise des beaux-arts (ALBA) où elle s’est spécialisée en illustration et en bande dessinée.
En 2022, elle cofonde Mazza Collective, une structure d’édition visant à promouvoir la narration visuelle (visual storytelling) au Liban. En 2024, elle publie son premier roman graphique Qui a tué Asmahan ? avec l’autrice Nadia Hathroubi Safsaf et l’éditeur Alifbata à Marseille, en France.
Ses dessins pour Qui a tué Asmahan ? ont été exposés lors de la 9ᵉ édition de CairoComix au Caire. Elle travaille actuellement sur son deuxième livre qu’elle développera dans le cadre de la résidence Halaqat dédiée à la bande dessinée et organisée au Goethe-Institut du Caire en Égypte. Le travail de Laure cherche une résonance à travers son attention portée à la communauté, ancrée dans le paysage de son enfance et la ville qui l’a façonnée.

Portrait d’un artiste © Privé Gracia Koussa

Gracia Koussa est une artiste pluridisciplinaire qui porte un intérêt particulier à la linogravure. Elle est diplômée de l’Académie libanaise des beaux-arts (ALBA) où elle a obtenu un master en illustration et bande dessinée en 2022.
Elle a cofondé le collectif Mizza en 2021, dédié à la publication d’artistes émergent•es dans le domaine de la narration visuelle (visual storytelling) dans la région. Son travail explore des thématiques telles que la mort, l’ascendance, l’identité et la communauté. À travers des pratiques incluant l’estampe, l’illustration, la bande dessinée, l’art textile, la photographie et l’écriture créative, elle développe une approche poétique et symbolique de son expérience en tant que femme arabe.
 

Music Residency - Fondation Hiba Morocco

Portrait d’un artiste © Privé Nouran El Qadi

Nouran, également connue sous le nom de Nourleq, est DJ, sélectionneuse et curatrice musicale. Sa pratique tisse des liens entre les héritages égyptien et africain et l’expérimentation sonore contemporaine. Ses sets s’appuient sur le folklore, les archives sonores et des genres traditionnels tels que le zar, tout en intégrant des textures ambient, électroniques et influencées par le jazz, pour explorer la mémoire culturelle, le dialogue intergénérationnel et la guérison collective.
Reconnue pour son approche réfléchie et contextuelle, Nourleq se produit dans des cadres culturels, en plein air et en club, adaptant son univers sonore tout en restant ancrée dans le récit et la recherche sonore. Parmi ses travaux récents figurent SAT7 Vol.1, une collaboration live avec le tromboniste Zekkereya El-Magharbel, le groupe folklorique Abu El Ghait et Onsy, ainsi que des sessions d’écoute curatoriales basées sur les archives de la musique folklorique égyptienne.

Portrait d’un artiste © Privé Farah Hijazi

Farah est une artiste et chercheuse pluridisciplinaire basée à Amsterdam, avec des racines en Palestine et en Jordanie. Sa pratique oscille entre réflexion personnelle et enquête politique, explorant la manière dont les émotions, les relations et les systèmes de pouvoir façonnent l’expérience humaine. Travaillant de manière intuitive et ouverte, son processus débute par des questions ou des ressentis qui se déploient à travers la création, en laissant place au jeu, à la curiosité et à l’inattendu.
Ses recherches actuelles portent sur la surveillance, la résistance et l’appartenance au sein des structures systémiques, abordant les technologies de contrôle comme des outils de réflexion et de connexion. Ces dernières années, elle a animé des ateliers artistiques dans des centres d’asile aux Pays-Bas, des expériences qui nourrissent son projet en cours bein w bein (« entre-deux »), une installation et performance participatives explorant la surveillance, la résistance et le care.

Portrait d’un artiste © Privé Majida Lamrabte

Chanteuse, productrice et autrice-compositrice d’héritage afro-italien avec des racines marocaines, Majda est née et a grandi dans des quartiers ouvriers de Gênes. La musique a été son refuge et son principal mode d’expression dès son plus jeune âge. Elle s’est ensuite installée aux Pays-Bas afin de s’investir pleinement dans son parcours artistique et de construire une carrière musicale porteuse de sens.
Son travail aborde des thématiques sociales et politiques, en s’appuyant sur des expériences personnelles et communautaires. Au cours des deux dernières années, elle a publié des morceaux en ligne, produit une partie de sa musique de manière indépendante et collaboré avec des artistes des Pays-Bas, du Maroc et d’Italie. Elle s’est produite dans plusieurs villes, notamment Amsterdam, Reggio Emilia, Pise, Gênes et Milan, et a récemment atteint les demi-finales du concours national italien Palchibelli.
 

Photography - White Villa

Randa Mirza

Randa Mirza (Beyrouth, 1978) est une artiste visuelle qui vit et travaille entre Marseille et Beyrouth. Sa pratique englobe la photographie, la vidéo et les performances audiovisuelles en direct. Son travail se situe à l’intersection du documentaire, de l’écriture artistique et de l’expression personnelle, ouvrant des espaces de réflexion, de réparation et de résistance face à la violence. Elle interroge fréquemment les systèmes hégémoniques de pensée et de représentation à travers une perspective féministe et décoloniale. Les œuvres de Mirza ont reçu plusieurs distinctions, notamment le prix Photo Folio Review aux Rencontres d’Arles en 2024, le prix du premier livre Eyes Wide Open, et le No Limit Award aux Rencontres d’Arles en 2006.
Randa Mirza (Beyrouth, 1978) est une artiste visuelle qui vit et travaille entre Marseille et Beyrouth. Sa pratique englobe la photographie, la vidéo et les performances audiovisuelles en direct. Son travail se situe à l’intersection du documentaire, de l’écriture artistique et de l’expression personnelle, ouvrant des espaces de réflexion, de réparation et de résistance face à la violence. Elle interroge fréquemment les systèmes hégémoniques de pensée et de représentation à travers une perspective féministe et décoloniale. Les œuvres de Mirza ont reçu plusieurs distinctions, notamment le prix Photo Folio Review aux Rencontres d’Arles en 2024, le prix du premier livre Eyes Wide Open, et le No Limit Award aux Rencontres d’Arles en 2006.

  Lotfi Ghariani

Lotfi Ghariani (né à Sfax, Tunisie ; vit à Tunis) est photographe et artiste visuel. Son travail explore l’identité noire, la mémoire et la marginalisation sociale en Afrique du Nord. À travers la photographie, la vidéo, le son, l’installation et les matériaux d’archives, il remet en cause les récits dominants et restitue des histoires occultées. Son projet de longue durée « Black Tunisians : The Unseen Citizens » a été finaliste du programme Counter Histories de la Magnum Foundation (2022). Ghariani a exposé ses œuvres en Tunisie et à l’international, notamment aux Rencontres de Bamako – Biennale africaine de la photographie (2011, Mali), à la Biennale méditerranéenne d’art de Tunis (2010, Tunisie) et à Artists in the City à l’Atelier d’Alexandrie (2008, Égypte). En 2024, il a poursuivi ses recherches sur la race, la migration et l’appartenance dans le cadre d’une résidence en Allemagne, soutenue par l’Union européenne.

  Aya Chriki

Aya Chriki (1995, Gabès, Tunisie) est une artiste visuelle et doctorante en histoire de l’art et arts plastiques. À travers la photographie, la vidéo, l’écriture et la recherche, elle explore l’exil, le genre, le déplacement et l’identité. Elle a remporté le prix de la photographie au festival Gabès Cinéma Fen (2022) et a été distinguée lors du concours d’écriture Outre-mer du ICTJ (2024). En 2025, elle a été sélectionnée pour le projet méditerranéen Tae’thir – Resisting Resignation et est devenue finaliste du prix Arab Artists Now. Avec KalamAflam, elle a dirigé l’atelier du Caire « De l’image, nous construisons des murs, un toit et des fenêtres », réunissant des artistes migrantes et exilées autour de la notion de foyer. Depuis 2018, elle expose en Tunisie, en France, au Liban, en Égypte, aux Émirats arabes unis et au-delà.

رجل يرتدي قبعة منقوشة بالأبيض والأسود ويضع قرطًا في أذنه، ينظر إلى اليمين، والخلفية ضبابية بلون رمادي فاتح. Ali Asfour Ali Asfour

Ali Asfour est un photographe palestinien spécialisé dans la photographie argentique, ainsi qu’un DJ et sélectionneur musical. Son travail explore les thèmes du déplacement, de l’identité et de la résistance à travers des images cinématographiques et sonores. Ses expositions ont été présentées à l’international, notamment à New York et en Nouvelle-Zélande, et ses photographies ont été publiées dans GQ Middle East, Dazed Middle East et The New Arab.
Il anime également une émission mensuelle sur Mutant Radio intitulée SADAA: Echoes of the MENA, qui met en lumière la richesse musicale de la région MENA.

 

Cartographies du corps – Arts de la scène (Amalgam - Liban)

Porträt Bild des Künstlers © Private

Hashem Hashem

Hashem Hashem (1988) est un créateur de théâtre, poète, écrivain et performeur libanais basé à Beyrouth. Son travail s’intéresse particulièrement à l’exploration des questions de sexualité, d’identité et d’affect à travers des formes multidisciplinaires du langage et de l’expression corporelle. Il est titulaire d’un master en études de genre de la SOAS University of London.
Parmi ses créations théâtrales figurentThe Last Distance(2018),I am the Same, Yet so Different(2021),The Sun Thief(2024),40 Rocks from DahiehetThis Love is Mine(2025). Son travail a été présenté dans des théâtres et festivals locaux (Zoukak, le musée Sursock, Ashkal Alwan, Station Beirut et Hammana Artist House), ainsi qu’à l’international, notamment à Mexico, Belfast, Paris, Bruxelles, Genève et Katmandou.
Hashem est également formateur en écriture créative et fondateur de @hashems_apple, une page Instagram consacrée aux techniques d’écriture.

Portrait d’un artiste © Privé Mehdi Djouad

Mehdi Djouad est un·e artiste et astrologue franco-algérien·ne travaillant à la croisée de la performance, de la danse et du mysticisme. Formé·e au théâtre contemporain, Mehdi transforme l’astrologie en un langage chorégraphique où le mouvement devient une réinterprétation des corps célestes et le rituel une forme d’écriture incarnée.
Sa pratique explore le corps comme une carte astrale, en s’appuyant sur l’astrologie médiévale islamique et des perspectives alternatives afin de reconnecter mouvement, spiritualité et mémoire collective. À travers la performance, Mehdi crée des espaces où savoirs ancestraux, histoires postcoloniales et processus de guérison se rencontrent.
Mêlant texte, mouvement et lecture des étoiles, son travail invite à envisager les astres non pas comme un destin, mais comme un rythme, réimaginant ainsi la relation entre le corps, le cosmos et le devenir.

Portrait d’un artiste © Privé Noha Ramadan

Noha Ramadan est chorégraphe, danseur·euse et performeur·euse égypto-australien·ne basé·e à Amsterdam. Son travail s’appuie sur l’improvisation et mobilise un langage cinématographique et poétique pour explorer les notions de transformation, de perception et l’évolution de la relation entre le corps et l’image.
Après des études en musique et en économie politique à Sydney, Noha s’installe à Amsterdam, où iel est diplômé·e du SNDO (2009) puis du DAS Choreography (2017). En 2017, iel cofonde Jakoozi, un espace autogéré dédié au soutien des pratiques collaboratives.
Son travail aétéprésentéàl’international, etielfaitpartieduprogrammedecommande2023–2025 deMophradatainsiqueduprogrammeLife Long Burning Creative Crossroads (2025/26). Sonprojetrécent,AfterMyth, aétéprésentéenpremière au festivalAlkantara(2025).

Portrait d’un artiste © Privé Ziad Wallace

Ziad Salem « Wallace » est danseur hip-hop et contemporain, performeur et chorégraphe émergent originaire d’Alexandrie, en Égypte. Depuis le début de son parcours en 2013 avec Space Crew Dancers, il développe une pratique qui mêle l’énergie brute des danses urbaines à la sensibilité des formes contemporaines.
Influencé par son parcours dans la boxe ainsi que par les mouvements de Muhammad Ali, il envisage le corps comme un vecteur de rythme, d’émotion et d’expression.
Ziad a collaboré avec de nombreux·ses artistes internationaux·ales dans le cadre de performances, résidences et festivals en Égypte et en Europe. En tant que chorégraphe, il a co-crééTrio Dance Performance(2021) et présenté sa première création solo,Plan (B)-X(2024).

 

Terres mères : réimaginer le soin au-delà des frontières (Hunna Arts and Culture - Liban)

Portrait d’un artiste © Privé

Rana Feghali

Rana Feghali (née en 1984 à Beyrouth) est une artiste basée en Italie dont la pratique réinterprète les traditions textiles liées au travail domestique et féminisé. À travers le feutrage et le tissage manuel, elle transforme des gestes répétitifs en processus lents et méditatifs, en utilisant des fibres naturelles et des matériaux recyclés.
Elle construit ses propres métiers à tisser, teint les textiles à la main à partir de plantes récoltées au Liban, et retravaille des tissus trouvés afin de préserver les récits et le travail des femmes qui les ont créés. Son travail explore la mémoire, l’identité et les inégalités sociales à travers les pratiques textiles.
Rana mène actuellement une recherche sur l’histoire de l’industrie de la soie au Liban et son impact sur les rôles de genre et le travail des femmes. Son travail a été présenté à l’international, notamment à la Triennale di Milano ainsi que dans des expositions à Beyrouth, Paris, Milan et Vienne.

Portrait d’un artiste © Privé Saddie Choua

Saddie Choua est une artiste dont le travail interroge l’identité, l’altérité et les rapports de pouvoir qui façonnent notre manière de nous percevoir et de percevoir les autres. À travers le méta-documentaire, le collage et des éléments autobiographiques, elle examine le racisme, les discriminations de genre et les questions de classe, tout en remettant en question les récits visuels et culturels dominants.
Sa pratique explore la manière dont les images de « l’autre » sont produites et consommées, ainsi que leur influence sur l’image de soi et la conscience historique. En réinvestissant des formats populaires, elle cherche à perturber les formes conventionnelles de narration et à affiner les regards critiques.
Saddie Choua vit et travaille entre Bruxelles, Ostende et Lychnaftia. Elle est chercheuse doctorante et enseignante au RITCS Brussels et à Sint Lucas Antwerp, membre du collectif d’artistes ROBIN et lauréate du Belgian Art Prize 2020.

Portrait d’un artiste © Privé Walaa Tarkji

Walaa Tarkji est une artiste syrienne indépendante. Elle a étudié la scénographie à l’Institut supérieur d’art dramatique de Damas, où elle a conçu des scénographies pour plusieurs spectacles présentés dans des festivals arabes, notamment les Journées théâtrales de Carthage et le Festival du théâtre arabe.
Sa pratique artistique actuelle se concentre sur l’illustration en tant que médium visuel et de recherche pour explorer les expériences des femmes dans les contextes de migration et de déplacement, ainsi que les dimensions sociales et psychologiques qui émergent de ces parcours.
Son travail cherche à réinterpréter la mémoire individuelle et collective à travers des œuvres artistiques qui évoquent la tension entre perte et appartenance, ainsi que la quête d’identité dans un paysage en constante transformation.
Son travail a été présenté dans plusieurs expositions artistiques en Turquie (Istanbul et Ankara), en Australie et au Qatar.

Musique et pratiques interdisciplinaires (DrumJam - Jordanie)

Portrait d’un artiste © Privé

Ahd Saber

Ahd Saber, 22 ans, est éducatrice musicale, pianiste et créatrice de contenu. Diplômée en 2025 de la Faculté d’éducation musicale, elle a participé à plusieurs projets liés à l’Union européenne, notamment Media Week et storyLab CONNECT gender 16. Elle possède également une expérience dans la conception d’ateliers interactifs destinés aux enfants et aux femmes issues de divers contextes sociaux.
Convaincue du potentiel de la musique comme outil d’art-thérapie, d’échange culturel et de soin collectif, Ahd crée des expériences favorisant l’expression émotionnelle, le développement personnel et des espaces inclusifs de participation.

Portrait d’un artiste © Privé Sarah Salah


Sarah est psychologue clinicienne et travaille dans le domaine de la psychothérapie individuelle et collective, en s’appuyant sur des approches telles que l’Internal Family Systems (IFS) et l’Emotionally Focused Therapy (EFT). En parallèle de sa pratique clinique, elle s’intéresse à l’écriture et aux pratiques artistiques comme outils de réflexion et de création de sens.
Ces dernières années, son travail s’est concentré sur les questions du soin, du repos et de la lenteur face aux pressions d’un mode de vie accéléré. Elle explore la manière dont ces notions sont façonnées par les structures sociales et les attentes liées au genre.
À travers son engagement dans les pratiques artistiques et réflexives, Sarah ouvre des espaces pour envisager le care comme une pratique complexe et vécue, traversée par les tensions, la tendresse et les formes de résistance.

Portrait d’un artiste © Privé Samar Hussein

L’artiste égyptienne Samar Hussein a commencé son parcours musical il y a plusieurs années en se produisant avec différents ensembles musicaux, à travers lesquels elle s’est formée, a développé ses compétences et s’est profondément imprégnée des chants du patrimoine traditionnel, dont elle a mémorisé un vaste répertoire.
Elle interprète des musiques patrimoniales et folkloriques égyptiennes, avec un intérêt particulier pour les chants populaires de femmes qui ouvrent sur un univers de nostalgie, de joie, de douleur et d’émotions profondes. Elle y apporte sa propre sensibilité en mêlant ces chants à des éléments musicaux contemporains afin de les présenter dans un style qui lui est propre.
Samar a également mené des recherches sur des chants patrimoniaux rares, qu’elle a réarrangés et présentés au public sous de nouvelles formes.
Elle a participé à de nombreuses performances musicales et théâtrales en Égypte et à l’international.

Nouveaux médias et arts numériques (White Villa - Égypte)

Portrait d’un artiste © Privé

Thalia Bassim

Thalia Bassim est une artiste visuelle, photographe et narratrice libanaise basée entre New York et Beyrouth. Sa pratique explore la mémoire, l’héritage et les paysages émotionnels des lieux, en utilisant souvent la photographie comme moyen de retracer des histoires personnelles et collectives.
Oscillant entre documentation et narration construite, elle revient vers des lieux, gestes et archives familiers afin d’examiner la manière dont le temps transforme le sens et l’identité. Le travail de Bassim est profondément ancré au Liban, où l’histoire familiale, le paysage et la répétition nourrissent un dialogue continu entre passé et présent.
Elle intègre également la création d’images par intelligence artificielle dans sa pratique visuelle élargie, explorant de nouvelles manières de construire, transformer et réinterpréter les images. À travers cette combinaison de procédés, elle réfléchit à ce qui est préservé, à ce qui se transforme et à ce qui résiste à la disparition.
En parallèle de sa pratique artistique, elle travaille dans les domaines des médias, de la communication et de la production, adoptant une approche multidisciplinaire du récit à travers différentes plateformes. Son travail est porté par un engagement à créer des images qui maintiennent mémoire, tension et continuité dans un équilibre fragile.

Portrait d’un artiste © Privé

Mohamed Abdelkarim

Mohamed Abdelkarim est un artiste interdisciplinaire travaillant à travers la performance, le film, le son et l’écriture. Sa pratique prend appui sur des scripts et partitions performatives envisagés comme des fables et des témoins épistémiques de processus en devenir.
Son projet au long cours,Dramaturgy of Defeat, habite l’incompréhension laissée par l’histoire et les futurs incertains, en engageant les traces de la défaite à travers des formes ritualisées de commémoration, de répétition et de récitation. Il propose des formes de contemplation gnostique dans des moments de crise qui dépassent les cadres conventionnels de l’enquête, en performant dans une temporalité marquée par l’urgence.
Ses performances ont notamment été présentées dans le cadre deGuild Master of Cabaret Voltaire,Manifesta 11à Zurich (2016),Performative 04au MAXXI L’Aquila (2024), ainsi qu’au festivalInterazionià Rome (2022/2025).

Portrait d’un artiste © Privé

Younès Ben Slimane

Younès Ben Slimane est un artiste visuel et cinéaste dont la pratique multidisciplinaire se déploie entre architecture, cinéma et installation. Il a étudié l’architecture à l’École nationale d’architecture et d’urbanisme de Tunis avant de poursuivre des études postuniversitaires au Fresnoy – Studio national des arts contemporains (France).
Son travail a été présenté à l’international dans des institutions et événements tels que le Mucem (Marseille), la Biennale de Dakar (Sénégal), la Zaha Hadid Foundation (Londres) et le Beirut Art Center, entre autres. Ses films ont été projetés dans des festivals tels que Locarno, BlackStar, CPH:DOX, Curtas Vila do Conde, DokuFest, EXiS Seoul et Prismatic Ground (New York).
Il a également participé à des résidences à la Villa Médicis (Rome), à la Fondation Thalie (Bruxelles) et à la Fondation Fiminco (Romainville).

À l’intersection de la parentalité et de la création artistique (Queens Collective - Maroc)

Portrait d’un artiste © Privé

Alia Tageldin

Alia Tag, mère de Malika (12 ans), est danse-thérapeute, artiste du mouvement et autrice-compositrice-interprète basée au Caire, en Égypte. Sa pratique se situe à l’intersection de l’incarnation décoloniale, de la recherche artistique et des pratiques socialement engagées. Ancré dans une formation intensive en danse-thérapie, son travail actuel explore le corps et la voix comme outils de résistance, de savoir relationnel et de guérison collective.
Inspirée par son parcours à travers la maternité, elle explore les questions de l’image du corps et du care collectif comme des terrains à la fois intimes et politiques. Elle envisage la performance comme un espace permettant de trouver du sens et de l’espoir dans des périodes marquées par le désespoir.

Portrait d’un artiste © Privé

Imen Zarrouk

Imen Zarrouk est une artiste-autrice tunisienne dont la pratique explore la maternité, la mémoire et le langage. Son travail examine les défis structurels liés au maintien d’une pratique artistique en parallèle du travail de care, à partir de son expérience vécue en tant que mère de deux enfants.
Son projet actuel,Abécédaire, est un livre d’artiste multilingue (arabe, français, anglais) qui interroge le travail du care, les politiques coloniales du langage et l’expérience maternelle à travers l’autobiographie, la poésie et la réflexion critique.
Issue du secteur culturel tunisien — notamment à travers le programme curatorial TASAWAR du Goethe-Institut Tunis et sa collaboration avec la Fondation Kamel Lazaar — sa pratique se déploie entre création artistique, commissariat et écriture critique. Elle développe actuellement son travail dans le cadre d’une résidence Halaqat à Marrakech.

Portrait d’un artiste © Privé

Anguezomo Nzé Mba

Anguezomo Nzé Mba Bikoro (Gabon) est un·e artiste visuel·le, commissaire d’exposition, auteur·ice et praticien·ne holistique dont le travail traverse les champs de l’art, de l’activisme, de l’éducation et de la thérapie. Ancrée dans son héritage familial du Woleu-Ntem, sa pratique engage des histoires décoloniales, des pensées féministes noires et queer ainsi que des pratiques de guérison ancestrales.
À travers des pratiques somatiques, des savoirs botaniques et des formats fondés sur le rituel, iel explore les traumatismes intergénérationnels, les archives incarnées et les processus de guérison collective, en s’appuyant notamment sur la cosmologie Bakongo, l’Obeah, la Capoeira et les traditions Orixa. Son travail développe des outils d’autonomie, de santé mentale et de transformation collective.
Mba Bikoro a exposé à l’international, notamment à la Biennale Dak’Art et à la Biennale de Venise, et est directeur·ice artistique et curatorial·e du Nyabinghi Lab. En parallèle de sa pratique artistique, iel enseigne, écrit et développe des programmes féministes décoloniaux au sein d’institutions et de plateformes indépendantes.

Portrait d’un artiste © Privé Noémie Hakim-Serfaty

Noémie Hakim-Serfaty est une réalisatrice et monteuse française aux origines marocaines et syro-libanaises. Son travail se concentre sur les femmes, la mémoire matrilinéaire ainsi que les questions d’exil et de transmission culturelle, en naviguant entre documentaire et formes poétiques et hybrides.
Son premier documentaire,Des Agrégations, une enquête sur les biais sexistes et coloniaux du système éducatif français, a circulé dans des écoles et universités à travers la France et suscité un débat national autour des réformes pédagogiques.
Aux États-Unis, elle a travaillé pendant une décennie à l’intersection du cinéma, de la pédagogie et du commissariat, collaborant étroitement avec des organisations de justice sociale et des institutions culturelles. Elle a produit et monté des documentaires courts pour des organisations telles queThe Story of Stuff Projectet conçu des programmes de films avec leJewish Film Instituteet leSan Francisco Jewish Film Festival.
Elle est titulaire d’un master en philosophie de la Sorbonne ainsi que d’un MSc en management des arts et de la culture de HEC Paris. Elle est actuellement basée à Paris, où elle développe ses propres projets cinématographiques.

Portrait d’un artiste © Privé Salma Said

Salma Said (Le Caire/Berlin) est une artiste et activiste travaillant à travers la performance, les arts médiatiques et la recherche. Issue d’un parcours en littérature et en cinéma, elle est titulaire d’un master en anthropologie culturelle de l’Université de Leipzig, avec une spécialisation portant sur le genre et l’activisme en Égypte.
En 2011, elle a cofondé Mosireen, un collectif médiatique documentant la révolution égyptienne, qui a ensuite donné naissance à l’archive858 Archive of Resistance. Sa pratique se déploie entre cinéma, théâtre et recherche artistique collaborative, souvent à l’intersection de l’art et de l’activisme.
Depuis 2019, elle collabore étroitement avec Miriam Coretta Schulte, co-créant des projets de performance et de recherche qui engagent directement les publics et explorent des thèmes tels que l’asile, la justice et la participation.
Son travail actuel interroge également la maternité comme espace de résistance, prolongeant sa réflexion sur le care, les théories féministes et les formes d’activisme incarné.

Portrait d’un artiste © Privé Saena Delacroix

Saena Delacroix-Sadighiyan est calligraphe, sociologue et mère de deux magnifiques âmes, d’origines iranienne et française. Basée à Paris et développant des projets sur les deux rives de la Méditerranée, elle explore les questions d’identité, d’exil, d’attachement, de paix et d’hybridité à travers la recherche académique et la création artistique.
Elle occupe la chaire de calligraphie arabo-persane à l’Institut des Cultures d’Islam à Paris. Ses performances de calligraphie en direct intègrent une poésie radicale ainsi que l’utilisation du corps humain comme outil calligraphique, transformant chaque geste en acte de résistance et d’espoir.
Son premier roman graphique,(une nuit), a été récompensé par l’Organisation internationale de la Francophonie.

Arts visuels et savoir-faire artisanaux (Tassarout -Maroc)

Portrait d’un artiste © Privé

Amira Lamti

Amira Lamti est une artiste visuelle tunisienne née en 1996 à Sousse, où elle vit et travaille.
Elle est diplômée en photographie et titulaire d’un master de recherche en arts visuels de l’Institut supérieur des beaux-arts de Sousse. Dès le début de sa pratique, elle utilise la photographie et la vidéo comme outils pour fragmenter son quotidien, capturant des instants, des gestes et des rituels. Amira explore les liens entre l’humain et les environnements naturels et sociaux, tout en interrogeant des notions telles que l’héritage et la transmission.
Elle construit ses propres récits en juxtaposant images fixes et images en mouvement. Son territoire d’origine influence profondément ses productions, tandis que ses références diverses et contemporaines dépassent les frontières culturelles.
Ses œuvres ont été exposées à la galerie Yosr Ben Ammar, à la galerie Elbirou Art Gallery, à l’Institut français de Tunis et à la Bibliothèque nationale de Tunisie, ainsi qu’au Centre civique Fort Pienc en Espagne. Elle a participé au festival JAOU (Tunisie) en 2024 et a été en résidence à Villa Salambo (Tunisie) en 2025, ainsi qu’à Hangar Barcelona (Espagne) en 2023. Son travail a également été présenté à l’Image Festival d’Amman et à l’Abbaye de Jumièges en France en 2025.

Portrait d’un artiste © Privé Kaoutar Enouari

Kaoutar Enouari, originaire de Taroudant, ville du sud du Maroc, est diplômée de l’Institut national des beaux-arts de Tétouan, où elle poursuit actuellement un master. Sa pratique artistique s’articule autour de la laine, un matériau qu’elle explore à travers ses différentes étapes de transformation, du brut au façonné.
En se réappropriant des techniques artisanales traditionnelles telles que le feutrage, le crochet, le tricot et le tissage, elle cherche à les réinvestir dans une approche contemporaine où ces savoir-faire deviennent des outils de recherche, d’expérimentation et d’expression artistique.

Portrait d’un artiste © Privé Sahar El Echi

Sahar El Echi (1992) est une artiste visuelle et réalisatrice basée à Tunis. Diplômée de l’Institut supérieur des beaux-arts de Tunis (ISBAT), elle travaille à travers la photographie, l’image en mouvement, le texte et le son.
Sa pratique, fondée sur la recherche, mobilise des formes visuelles et des approches poétiques afin d’interroger la construction de la mémoire, de l’identité et de l’appartenance. À travers la vidéo, la photographie, le son et le texte, elle examine les relations mouvantes entre les individus et les territoires qu’ils traversent et habitent.
Elle a réalisé plusieurs essais vidéo et films indépendants, parmi lesquelsMutation,Entre-deux,CorrespondancesetManwella, présentés dans des festivals et plateformes artistiques nationaux et internationaux.
Lauréate du Prince Claus Seed Award (2024), elle a également participé à plusieurs programmes de formation et de résidence de renom, notamment le programmeDocumentary Film Methodsà la Danish Film School (2019) ainsi qu’à une résidence de la Fondation Fiminco en France.
Son dernier film,On the Edge, a remporté le Tanit de bronze aux Journées cinématographiques de Carthage et a été sélectionné officiellement au Red Sea Film Festival ainsi qu’au Festival international du court métrage de Clermont-Ferrand.