Économie et société

Patrons étrangers

Depuis des années, le nombre des étrangers travaillant à leur compte en Allemagne est en augmentation. Partant de trois exemples, le film montre jusqu’à quel point les citoyens étrangers à leur compte ont pu s’intégrer dans le microcosme allemand des entreprises et où le bât blesse encore.

Sie benötigen den Flashplayer , um dieses Video zu sehen

Download SymbolTexte du film (PDF, 28 KB)

Rappel historique Le nombre des étrangers travaillant en Allemagne à leur compte a nettement augmenté depuis le début des années quatre-vingt. On compte actuellement environ 280.000 étrangers dirigeant leur propre entreprise sur le sol allemand.

La palette des secteurs concernés va du petit commerce de détail à l’entreprise de logiciels en passant par les agences de voyages. Certains secteurs n’existeraient plus sans la présence des entrepreneurs étrangers. Parmi eux prédomine la branche gastronomique. Certaines instances comme, par exemple, les groupements économiques, ne sont pas en mesure de présenter des chiffres exacts concernant la puissance de rendement des petites entreprises. Les personnes venues de l’étranger et travaillant à leur compte assurent entre-temps un million d’emplois. Déjà 35 % des 260 000 employés d’entreprises turques sont Allemands. Dans le cadre de leur activité indépendante, les ressortissants de pays membres de l’Union Européenne sont soumis aux mêmes obligations mais bénéficient des mêmes droits que les citoyens allemands. Des accords bilatéraux ont été signés, en outre, avec d’autres pays, comme par exemple l’Australie, Israel, le Canada, la Nouvelle-Zélande et la Turquie.

Ceci dit, tous les problèmes touchant l’intégration sont loin d’être résolus – même sur le sol européen. Le secteur artisanal allemand, pour ne citer que lui, applique toujours un règlement très strict, comparé à celui en vigueur dans la plupart des autres pays européens, en matière de délivrance d’agréments professionnels. Et même là, on note des différences flagrantes d’une profession à l’autre. Mettre sur pied une harmonisation de la réglementation en ce domaine, au niveau européen, semble relever de la gageure même si elle représente un passage obligé menant à une société européenne intégrée.

L’Allemagne mise, d’autre part, sur les entrepreneurs travaillant à leur compte, en particulier sur le vent soufflant de l’étranger, porteur d’un esprit nouveau. La Commission dite Commission Hartz a élaboré, cette année, sur demande du gouvernement fédéral, un concept de lutte contre le chômage prévoyant d’encourager la création des sociétés anonymes dites individuelles et des sociétés anonymes dites familiales. L’objectif est de placer les premiers jalons du statut d’indépendant, lequel devrait permettre aux chômeurs et fondateurs potentiels d’entreprises d’accéder plus facilement à leur propre entreprise. Mais ces deux formes de sociétés constituent en même temps des structures au sein desquelles les entrepreneurs étrangers se sentent chez eux, ont souvent créé des entreprises fonctionnant très bien ou encore leur permettant de travailler dans la fidélité à leurs traditions culturelles.
Goethe-Institut e. V. 2003
Sur le même thème