En cette année anniversaire, les Américains d'origine allemande se penchent sur leur héritage transatlantique commun et s'interrogent sur la manière dont les valeurs de démocratie, de liberté et d'égalité continueront à façonner les relations entre l'Allemagne et les États-Unis à l'avenir.
En 2026, les États-Unis célébreront le 250e anniversaire de la Déclaration d'indépendance (Declaration of Independence), le document le plus ancien et le plus influent de la nation, dans lequel des idéaux fondamentaux tels que la démocratie, la représentation et l'égalité ont été énoncés pour la première fois dans l'histoire des États-Unis. Pour célébrer cet anniversaire, moi, Sandy Schwalen (SS) du Goethe-Institut de Houston, ai invité d'autres Américaines et Américains d'origine allemande à réfléchir à l'importance durable de ce document et aux principes qu'il contient. En tant qu'Américaine d’origine allemande (mon père est originaire du Missouri, ma mère d'Essen et j'ai grandi au Texas), je m'intéresse tout particulièrement à la manière dont ces valeurs fondatrices continuent d'influencer notre société aujourd'hui et à la façon dont elles sont perçues.Pour cet entretien révisé et abrégé, j'ai discuté avec deux Américaines d’origine allemande qui consacrent leur vie et leur travail au renforcement des relations germano-américaines. Dorothy Smaglick (DS), fille d'immigrés allemands, a grandi dans un environnement bilingue dans le Wisconsin et s'engage depuis longtemps au sein d'organisations visant à promouvoir la langue et la culture allemandes. Originaire de Hanovre, Katrin Erdmann (KE) est d'abord venue au Minnesota dans le cadre d'un programme d'échange scolaire, puis a émigré aux États-Unis en 2001, à l’âge adulte. Au cours des deux dernières décennies, elle a contribué à renforcer les relations transatlantiques par le biais d'échanges culturels et éducatifs au sein du Germanic-American Institute de Saint Paul, dans le Minnesota.
SS: On me demande souvent si je me sens davantage chez moi en Allemagne ou aux États-Unis, et dans quelle langue je me sens le plus à l'aise. Comment répondriez-vous à cette question ? Vous sentez-vous plutôt attachées à la culture allemande, à la culture américaine, ou aux deux ?
DS: Je dirais que je me sens plutôt américaine, puisque je suis née et j'ai grandi ici. Depuis le décès de mes parents, je ne parle plus l'allemand aussi souvent qu'avant. Je me qualifierais toujours de bilingue, mais j'utilise parfois Google Translate. Quant à mon frère, je pense qu'il répondrait probablement la même chose, même s'il est né en Allemagne.
KE: Je me sens encore plutôt allemande. C'est comme si je faisais le grand écart entre deux cultures. Sur le plan culturel, je continue à me sentir plutôt allemande. Cela dit, j'ai désormais plus de facilité à parler anglais qu'allemand. Quand je suis en Allemagne, je retrouve toutefois rapidement mes marques dans cette langue. À la maison, nous parlons également allemand avec nos enfants. Mais vingt ans d'exposition continue à la langue anglaise font bien sûr la différence.
SS: Je pense que ma mère est dans le même cas. Elle vit aux États-Unis depuis 30 ans. Ce n'est pas que l'allemand lui pose des difficultés, mais cela fait une différence selon ce qu'on entend et ce qu'on parle régulièrement.
Valeurs fondatrices et le choix de l'Amérique
SS: La première question que je voudrais vous poser au sujet de la démocratie américaine est la suivante : lorsque vous pensez aux idéaux fondateurs des États-Unis, ces idéaux ont-ils influencé votre décision (ou celle de votre famille) de venir vous installer ici ?KE: Nous avons certes découvert ces idéaux dans le système scolaire allemand, mais je ne peux pas dire qu’ils aient joué un rôle déterminant dans ma décision de m’installer ici. Je ne peux pas non plus affirmer que je considérais les États-Unis comme la grande nation de l’égalité, ni que j’avais une quelconque idée de ces valeurs relativement abstraites dont on parle sans cesse ici. Je suis depuis longtemps très consciente des inégalités qui existent dans ce pays.
Bien sûr, je savais que ces idéaux étaient nouveaux et très révolutionnaires pour l'époque, mais si l'on regarde les États-Unis aujourd'hui, il n'y a pas de véritable égalité. Le discours officiel sur ces idéaux est très éloigné de la réalité.
DS: Je dirais que ce ne sont pas tant les idéaux qui ont poussé mes parents à s'installer aux États-Unis. D'après ce qu'ils m'ont confié, en particulier mon père, c'est surtout le fait qu'il y a eu deux guerres mondiales et qu'ils avaient un fils de cinq ans qui les a amenés à quitter Munich.
KE: Je pense que cela dépend aussi beaucoup de l’endroit d’où l’on vient. Pour les personnes qui ont fui une dictature, un régime religieux, des pays qui sont loin d’être des démocraties, venir aux États-Unis représente un espoir d’un autre ordre que pour quelqu’un venant d’une démocratie qui fonctionne relativement bien. Quant à moi, j’ai déménagé ici parce que je voulais être avec mon mari, et non parce que je cherchais un meilleur endroit où vivre.
Les débuts de l'Amérique vus sous différents angles
SS: Si vous pensez aux débuts des États-Unis, à l'époque de la rédaction de la Déclaration d'indépendance, diriez-vous que ces idéaux occupent une place importante dans l'image que vous vous faites de cette période ? Comment percevez-vous cette époque ? Je sais que Dorothy, qui a fait ses études ici aux États-Unis, a peut-être une image différente de celle de Katrin, qui a grandi dans le système scolaire allemand.DS: On parle souvent de la « grande expérience américaine », des principes de démocratie, de l'égalité de tous, de la liberté d'expression, etc. Je trouve que ce sont de merveilleux idéaux. Mais je suis d'accord avec Katrin pour dire que la réalité est bien différente, surtout ces dernières années. Chaque jour, dans l'actualité, on constate que ces idéaux semblent s'effritent dans une certaine mesure.
Je pense également que les Allemands, ou du moins mes proches, ont aujourd’hui une vision des États-Unis bien différente de celle qu’ils pouvaient avoir il y a vingt ans. De nombreux professeurs de lycée m’ont également rapporté que les Allemands annulaient les programmes d’échange avec les écoles américaines. Non seulement ils ne veulent plus envoyer leurs enfants ici, mais ils ne veulent même plus accueillir les nôtres à présent, ce que je trouve très triste.
KE: Il existe un discours sociétal autour de ces idéaux : « Tous les hommes sont créés égaux », puis le grand « rêve américain ». Mais ce dont on ne parle pas vraiment, c’est que ces concepts étaient en réalité destinés à une élite relativement restreinte. Ils n’étaient pas destinés aux femmes, aux autochtones, aux esclaves ni à aucun autre groupe de personnes. Il s’agissait néanmoins d’une nouvelle façon d’organiser la société, et cela représentait un grand progrès par rapport aux systèmes de gouvernance en vigueur.
Il ne faut pas oublier non plus qu’il y a 250 ans, il existait peu d’exemples modernes de gouvernement démocratique dont on pouvait s’inspirer, hormis ceux de la Grèce antique. En revanche, la constitution allemande, la Loi fondamentale (Grundgesetz) — bien qu’elle ne soit certainement pas parfaite — a été rédigée près de deux siècles plus tard, ce qui a permis à l’Allemagne de tirer les leçons de ses erreurs et de s’améliorer.
Il n’en reste pas moins que l’adoption d’une telle constitution au 18e siècle a constitué un immense pas en avant. Elle est loin d’être parfaite, et elle ne l’était pas non plus à l’époque. Mais il ne faut pas oublier non plus que le fait d’associer davantage de citoyens au processus de gouvernance du pays a représenté une avancée majeure.
DS: Il y a aussi la question de savoir ce que les fondateurs qui ont rédigé la Constitution et la Déclaration d'indépendance entendaient exactement lorsqu'ils ont déclaré que « tous les hommes sont créés égaux ». Voulaient-ils vraiment dire uniquement « tous les hommes blancs propriétaires fonciers » ? Ou espéraient-ils qu'un jour, cela s'appliquerait à tous les hommes et à toutes les femmes ?
Certes, nous avons fait d’énormes progrès au fil des ans. Les femmes et les minorités peuvent voter, posséder des cartes de crédit et occuper des emplois, pour la plupart. Mais là encore, je dois dire que j’ai l’impression que nous faisons marche arrière ces derniers temps.
KE: La séparation des pouvoirs, la liberté d'opinion, les élections libres, les droits individuels, etc. : ce sont tous de grands principes. À mon avis, ces principes et ces idéaux constituent toujours un fondement très solide pour une société, et nous devons les préserver.
La séparation des pouvoirs, la liberté d'expression, les élections libres, les droits individuels et bien d'autres choses encore : ce sont tous des concepts formidables. À mon avis, ces idées et ces idéaux constituent encore une base très solide pour une société, et nous devons les protéger.
« La grande expérience » : idéaux et réalité de la démocratie américain
SS: Cela nous amène déjà en partie à notre prochaine question : en réfléchissant à la démocratie américaine à travers l’histoire jusqu’à nos jours, comment percevez-vous la « grande expérience de la démocratie américaine » ? Pensez-vous que ces idéaux tiennent toujours la route aujourd’hui, ou quelles différences observez-vous entre la vision fondatrice de la démocratie et la réalité actuelle ?KE: Aujourd’hui, grâce aux réseaux sociaux, tout est devenu beaucoup plus accessible, et bien plus de personnes peuvent y participer à la vie démocratique – et le font sans doute –, mais peut-être pas d’une manière qui contribue au débat. Je dirais que même si davantage de personnes ont la possibilité de s’informer de manière relativement équilibrée, elles sont en réalité moins nombreuses à le faire. Pour pouvoir prendre part au débat, il faut être au courant de ce qui se passe, tant à Washington qu’au niveau local. Qu’est-ce que tout cela signifie ? Quelles sont les conséquences pour une société lorsque les financements de certains programmes sont réduits ? Je pense que beaucoup de gens ne saisissent pas vraiment la complexité de la situation.
DS: Je suis d'accord. J'ajouterais également que si l'on compare l'Allemagne aux États-Unis, les Allemands sont bien mieux informés de ce qui se passe ici, aux États-Unis, et dans le monde que la plupart des Américains. Cela s'explique en partie par ce que Katrin vient de dire : si l'on ne s'informe qu'à partir d'une seule source et que l'on croit tout ce que l'on lit ou regarde, ce n'est probablement pas une bonne chose. D'un autre côté, avec les réseaux sociaux et l'actualité diffusée 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, il est parfois difficile de faire le tri parmi toutes ces informations, mais je dirais que mes proches en Allemagne sont bien mieux informés de ce qui se passe dans le monde que la plupart des gens d'ici.
KE: Je voudrais toutefois revenir sur la question de l'information. Selon la Fondation Barbara Bush, plus de 50 % de la population américaine a un niveau de lecture inférieur à celui d'un élève de 6e année. Or, la Fondation Barbara Bush n'est pas vraiment réputée pour être un bastion libéral, mais ces chiffres sont très préoccupants. Si l'on est incapable de lire un texte complexe, on est incapable de comprendre les subtilités de la politique. Je le remarque même au sein de ma propre famille : certaines personnes ont pratiquement renoncé à essayer de comprendre quoi que ce soit et se contentent de dire « ouais, peu importe ». Elles votent simplement parce qu’elles ont toujours voté d’une certaine manière. Elles ne sont pas disposées à se pencher sur le sujet en profondeur.
Les États-Unis dans les médias allemands
SS: J'ai parfois l'impression que les médias allemands, notamment dans leur couverture des États-Unis, se montrent très critiques et négatifs. On y trouve beaucoup de pessimisme – non pas qu'il n'y ait pas de bonnes raisons à cela, mais cela me semble parfois un peu partial. Avez-vous aussi cette impression ?KE: Je veux dire, tous les médias ont leurs partis pris, non ? Ici, aux États-Unis, le gouvernement ne cesse de se vanter, du genre : « On est géniaux ! Regardez-nous. On s'en sort super bien ! » Et je pense que les médias allemands apportent un contrepoint. Je pense aussi que les sujets qui font le plus la une des médias en Allemagne sont ceux qui sont les plus scandaleux. Et le centre du pays, pour ce qu’il en reste, ne fait pratiquement jamais l’objet d’articles, car il n’est pas très intéressant ou ne contribue peut-être pas au débat politique (en Allemagne).
DS: Et je trouve qu’aujourd’hui, une grande partie de l’actualité nous est déversée à un rythme effréné, n’est-ce pas ? Il y en a tellement, chaque jour. Je reçois des informations du Washington Post, du New York Times, de The Atlantic, du Guardian, du journal local… C’est accablant ! J’ai l’impression de ne pas pouvoir suivre. Et il se passe tellement de choses nouvelles chaque jour. On en vient à se demander : qu’est-il advenu de cette histoire d’hier ?
Si vous regardez l’un des journaux télévisés des grandes chaînes, ils traitent quatre ou cinq sujets locaux ou nationaux, plus une histoire réconfortante à la fin pour que vous ne soyez pas complètement déprimé. Mais on n’entend pas vraiment parler de ce qui se passe dans le reste du monde. Je pense que c’est là que BBC News et Deutsche Welle offrent véritablement une autre source d’information au-delà des États-Unis.
SS: Suivez-vous aussi régulièrement les médias allemands ?
KE: Je dirais que je tire l'essentiel de mes informations des médias allemands. En effet, ils proposent cette émission géniale intitulée Tagesthemen (les sujets du jour), qui n'est pas très approfondie puisqu'il s'agit d'une rubrique courte, mais qui est sans aucun doute bien plus approfondie que la plupart des articles que l'on peut lire ici. Je lis des journaux et des magazines allemands. J'en lis aussi quelques-uns aux États-Unis, mais j'ai l'impression que les publications locales, en particulier, sont généralement très lacunaires en matière d'actualité internationale. Par exemple, nous avons des feux de forêt ici, et c'est bien sûr un événement majeur pour tous les habitants de la région. C'est un sujet important, mais il occulte tout ce qui se passe ailleurs.
Les traditions démocratiques américaines et allemandes
SS: Katrin, y a-t-il des aspects de la fondation des États-Unis qui vous semblaient particulièrement différents ou particulièrement attrayants d’un point de vue allemand, notamment avant que vous ne veniez vivre ici ? Et le fait de vivre aux États-Unis a-t-il modifié d’une manière ou d’une autre votre vision de l’histoire de la démocratie allemande ?KE: Avant de m'installer ici, je n'avais pas une image très précise de la démocratie américaine, et cela n'a pas influencé ma décision. Les États-Unis étaient une démocratie, ce qui me semblait positif, mais je n'y avais pas vraiment réfléchi.
Le fait de vivre ici m'a amené à réfléchir davantage à la démocratie allemande. D'après mes propres observations, l'Allemagne semble accorder davantage d'importance à la résolution collective des problèmes, tandis qu'aux États-Unis, on met souvent davantage l'accent sur les intérêts individuels. Bien sûr, il existe de nombreuses exceptions dans les deux pays, mais mon impression générale est que l'idée de soutenir et de protéger la société dans son ensemble est plus profondément ancrée en Allemagne.
J'ajouterais également que les attitudes à l'égard du gouvernement diffèrent. Aux États-Unis, beaucoup de gens semblent attendre du gouvernement qu'il se contente principalement de faire respecter les lois et, pour le reste, qu'il ne s'immisce pas dans leur vie. En Allemagne — et peut-être en Europe plus largement —, on attend souvent davantage du gouvernement qu'il contribue à garantir une qualité de vie décente à chacun. En conséquence, les concentrations extrêmes de richesse ont tendance à être considérées d'un œil plus critique, tandis qu'aux États-Unis, les milliardaires sont plus souvent présentés comme des exemples de réussite, sans que l'on s'attarde autant sur les implications sociales plus larges d'une telle richesse.
Perspectives d'avenir : les 250 prochaines années
SS: Dernière question : que pensez-vous de l'avenir des États-Unis, en vous projetant dans les 250 prochaines années ? Avez-vous bon espoir pour l'avenir de vos enfants et petits-enfants dans ce pays?KE: Je garde espoir, dans la mesure où je crois que l'histoire s'apparente souvent à un pendule qui oscille d'un côté à l'autre. J'espère qu'à un moment donné, nous reviendrons vers plus d'équité, plus de liberté et plus de dignité
Je me trouve à Saint Paul, dans le Minnesota, dans la région des « Twin Cities ». Nous avons vécu l’opération « Metro Surge », et tout cela a été horrible. Absolument horrible. La violence dont ont fait preuve les forces de l’ordre ici a atteint un niveau que je n’aurais jamais pensé voir de ma vie. Mais l’unité dont ont fait preuve les habitants, leur capacité à s’organiser, l’aide apportée, la solidarité… Vraiment, c’était quelque chose à voir. Cela me donne de l'espoir de voir que les gens ont su se mobiliser pour venir en aide à ceux qui ont été les plus touchés. Et encore une fois, tout n'était pas parfait — nous sommes tous humains. Mais c'était incroyable de voir une telle résistance face à quelque chose que la plupart des gens ici, du moins dans les Twin Cities, considéraient comme moralement répréhensible et comme une vendetta personnelle contre des personnes qui n'ont vraiment aucun groupe de pression ici. Le niveau d’entraide dont tout le monde a fait preuve… Je me tenais aux côtés d’un entraîneur de football à la retraite qui, je crois, n’avait jamais participé à une manifestation de sa vie avant ce jour-là, mais il était là, prêt à distribuer des vivres aux familles, aux côtés de la soccer mom des banlieues, de personnes issues des quartiers défavorisés, de personnes âgées, de jeunes… C’était remarquable. Et cela me donne de l’espoir.
je dirais que je dois garder espoir… sinon, quelle est l'alternative?
Au cours de nos 250 ans d’histoire, nous avons traversé des périodes difficiles, qui nous ont divisés. J’espère que nous pourrons revenir à une situation où la dignité et le respect sont accordés à tous, sans distinction de race, de religion, d’origine ou de convictions personnelles. Alors oui, je garde espoir, mais il y a des jours où il est difficile de ne pas perdre cet espoir.
À propos des personnes interrogées
L'entretien ci-dessus a été réalisé le 20 mai 2026 par Sandy Schwalen, du Goethe-Institut de Houston (Texas), avec Dorothy Smaglick, de Milwaukee (Wisconsin), et Katrin Erdmann, de Saint Paul (Minnesota).
Dorothy Smaglick est une Américaine d'origine allemande de deuxième génération vivant dans le Wisconsin. Ses parents ont émigré d'Allemagne aux États-Unis en 1954, et elle a grandi en parlant à la fois l'anglais et l'allemand bavarois à la maison. Elle a conservé des liens étroits avec l'Allemagne grâce à sa famille et à des visites régulières.
Mme Smaglick s'investit pleinement dans la préservation et la promotion de la langue et de la culture allemandes dans le Midwest. Elle occupe le poste de trésorière de la Société pour la langue et l'école allemandes du Wisconsin (Deutscher Sprach- und Schulverein), une organisation qui soutient l'enseignement de l'allemand par le biais de subventions, de concours destinés aux élèves et de programmes éducatifs. Elle est également active au sein de la Goethe House of Wisconsin, où elle participe à l'organisation de cours de langue et d'événements culturels visant à favoriser les échanges germano-américains.
Katrin Erdmann est née et a grandi à Hanovre, en Allemagne, et s'est installée aux États-Unis en 2001, après avoir déjà séjourné dans le Minnesota dans le cadre d'un programme d'échange entre écoles sécondaires. Depuis, elle a vécu dans plusieurs régions du pays, notamment à Boston et à San Francisco, avant de s'installer à Saint Paul, dans le Minnesota.
Depuis plus de 20 ans, Mme Erdmann collabore avec le Germanic-American Institute (GAI), où elle enseigne l’allemand et organise les examens de langue du Goethe-Institut et du TestDaF. Outre son activité d’enseignante, elle participe à la programmation culturelle plus large de l’institut, qui comprend des événements éducatifs, une école maternelle allemande et une école du samedi. Par son travail, elle contribue à renforcer les liens culturels et éducatifs entre l’Allemagne et les États-Unis.