Oumar Ball
Le travail d'Oumar Ball aborde subtilement la géopolitique africaine à travers des métaphores animales. À l'instar des fables de La Fontaine, il raconte les déplacements humains et les changements sociaux, contre toute attente. De la Mauritanie au Sénégal, l'utilisation de matériaux recyclés, trouvés dans le désert ou dans les décharges, devient un marqueur géopolitique. Ces matériaux révèlent les tensions dans la région, tout en exposant les faiblesses sociales, économiques et culturelles du pays. Cette approche est également ancrée dans l'histoire personnelle de l'artiste qui, pendant son enfance, a migré d'une rive à l'autre du fleuve Sénégal, traversant la frontière au rythme des saisons et de la montée des eaux.
Depuis 2016, Ball a présenté plusieurs expositions personnelles, notamment Weeyo à la OH Gallery (2023) ; Esquisse de vie, à l’Institut Français de Nouakchott (2016) ; Palette du Fouta, à la Galerie Sinaa, à Nouakchott (2013) ; et Peintre des sables, au Forum des Arts, à Talence, en France (2007). Il a également participé à de nombreuses expositions collectives, telles que Home à la galerie OH, à Dakar (2024) ; Chimères, à la Fondation Blachère, en France (2023) ; We Are Africa, à la Banque mondiale, à Washington, D.C. (2022) ; et La Meute, lors de la Biennale Dak’Art OFF (2022).
Plus récemment, il a été sélectionné pour la 15ème édition de la Biennale de Dakar en 2024, organisée par Salimata Diop. Ses œuvres font partie d'importantes collections, notamment celles de la Fondation Blachère (France), de l'ambassade des États-Unis à Nouakchott et de la Banque mondiale à Washington. Oumar Ball vit et travaille à Nouakchott.