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20h30

JOANA TISCHKAU Being Pink Ain't Easy

Danse|Danser sur l’hyper-virilité, white fragility et l’appropriation culturelle.

  • Beursschouwburg, Bruxelles

  • Prix €14 billets / €11 réduction / €7 étudiant.e

Being Pink Ain't Easy © Joana Tischkau

Danser sur l’hyper-virilité, white fragility et l’appropriation culturelle.
Tickets
Pink people wanna know if other pink people like hip-hop
how can it still be hip-hop?
That’s like asking, if Black people like Dirty Harry
is he still Clint Eastwood?

(Extrait de What is Hip Hop?, par Greg Tate)

Gangstas, Pimps et Hoes… L’univers rap américain est pénétré d’images de virilité exagérée. Quand des artistes noirs comme Cam’ron et Kanye West lancent au début des années 2000 une tendance de peluche rose, de fourrure et de velours, ils fournissent la preuve que même la couleur favorite de Barbie ne peut entamer leur image d’hyper-virilité hétérosexuelle. Pour Jona Tischkau, une bonne occasion de dévoiler la fragilité de constructions sociales telles que la race et le sexe : dans quelle mesure le corps de « l’autre » se fait-il utiliser pour affirmer la puissance structurelle de la virilité cis blanche ?

Being Pink Ain’t Easy est une confrontation avec l’insatiable désir blanc de se servir de formes d’expression noires, en quête des ambiguïtés tissées dans les mécanismes de défense tels que la fragilité blanche (white fragility, Robin DiAngelo) et des formes d’appropriation culturelle (cultural appropriation). Outre leur musique, nous nous appuyons aussi sur la corporalité d’artistes pour construire notre propre identité. La logique de consommation capitaliste transforme l’esthétique noire en un masque performatif à la disposition de tout le monde.

BIO
Joana Tischkau danse. Son premier souvenir de danse est le tube Lambada de Kaoma en 1989, sur lequel elle a dansé comme enfant lors d’une fête d’anniversaire. Plus tard, elle a fait des études de danse contemporaine et de théâtre à la Coventry University en Grande-Bretagne et de chorégraphie et de performance à l’Institut für Angewandte Theaterwissenschaften à Giessen en Allemagne. Sa pratique artistique est un mash‑up hybride dans lequel se rencontrent l’œuvre littéraire de bell hooks et le beatboxing, où la blancheur est reconvertie en workout et où Roberto Blanco se voit glorifié comme un héros afro-allemand. Tischkau déforme de manière subversive des pratiques socioculturelles, des codes et des significations de corps et de couleurs dans le contexte de la culture pop, de l’art occidental et de l’histoire de la danse. Une de ses productions récentes, Playback, qui est une copie du programme de télévision pour enfants de 1990, Mini Playback Show, a été invitée au Tanzplattform Deutschland et à l’Impulse Festival en 2020.

JE 15.10 20:30 
VE 16.10 20:30 + AFTERTALK
SA 17.10 20:30 

€11 réduction / €7 étudiant.e
€14 billets