Concert Lieder dans les œuvres de Johann Sebastian Bach

Photo de la pianiste Ariane Jacob © dr

Ma, 16.05.2017

Goethe-Institut Paris

17 avenue d'Iéna
75116 Paris

Les Mardis du Lied

  • Marie Perbost, soprano
  • Marina Haller, contralto
  • Paul-Antoine Benos, alto masculin
  • Ariane Jacob, piano
Introduction : Volker Haller

À l’évidence, il s’agit d’un anachronisme…

En effet, l'histoire du 'Kunstlied' commence des années après la mort du maître, les Lieder les plus anciens restés au répertoire et dans les oreilles des amateurs sont l'œuvre de Haydn, Mozart ou encore du jeune Beethoven.
L'accompagnement est confié au seul pianoforte, les poèmes sont anacréontiques, rococos, érotico-licencieux... Rien de tel chez le vieux Jean-Sébastien, déjà bien oublié de son vivant, ringardisé entre autres par ses propres fils...

Mais si l'on cherche bien, on trouve dans les constructions austères du vieux Maître, dans les solos de la Passion selon Saint Matthieu et  selon Saint Jean, dans ses cantates, mais aussi les cahiers de note pour sa fille, Anna Magdalena, les ingrédients du futur Kunstlied : une forme de lien intime entre l'accompagnement et la voix, la mélodie qui exprime le secret des paroles ...
 
Il existe un deuxième lien entre Bach et le Kunstlied : le piétisme saxon comme attitude commune de base, la Saxe de Bach étant le foyer de ce mouvement qui irriguera, à côté du calvinisme prussien, tout au long du XVIIIe et XIXe siècle les littératures et les musiques allemandes.

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