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Berlin
« El hogar está dónde está el corazón » de Adry del Rocío

  • Adry del Rocío - « El hogar está dónde está el corazón » © Adry del Rocío, Photo: Sehr Bueno
    Adry del Rocío - « El hogar está dónde está el corazón »
  • Adry del Rocío - « El hogar está dónde está el corazón » © Adry del Rocío, Photo: Sehr Bueno
    Adry del Rocío - « El hogar está dónde está el corazón »
  • Adry del Rocío - « El hogar está dónde está el corazón » © Adry del Rocío, Photo: Sehr Bueno
    Adry del Rocío - « El hogar está dónde está el corazón »
  • Adry del Rocío - « El hogar está dónde está el corazón » © Adry del Rocío, Photo: Sehr Bueno
    Adry del Rocío - « El hogar está dónde está el corazón »

Cet idéal aigre-doux

La migration est l'un des thèmes les plus importants au Mexique. Au-delà de la connotation politique immédiate, cette importance se révèle dans le fait que, à l'intérieur du Mexique, des milliers de gens   ont quitté leur lieu de naissance pour aller s'installer dans les grandes villes et trouver de meilleures conditions de travail, 

tandis que d'autres ont même dû traverser la frontière américaine sans papiers afin de vivre le rêve américain, cet idéal aigre-doux qui apporte une satisfaction mais divise les familles.

Pour exprimer ce sentiment, tout en montrant sa sympathie envers les Allemands qui ont quitté leur pays mais aussi envers ceux qui se sont installés en Allemagne, Adry a créé la peinture murale El hogar está donde está el corazón (On est chez soi là où le cœur se trouve). On retrouve tout cela sur une peinture aux tons magenta et violets sur laquelle on peut voir une femme, peut-être une mère, loin de ses enfants qui sont partis pour trouver un avenir meilleur.

J'adore faire du réalisme magique et le mêler à un peu de surréalisme

Adry del Rocío

Les oiseaux qui volent autour de sa tête, forment presque une couronne de plumes. Si l'on cherche un peu, on peut reconnaître un cœur ailé représentant l'amour au-delà de l'éloignement qui fait souffrir au quotidien, comme si l'on avait perdu quelque chose. Ce sentiment est perceptible à la première couche de peinture car Adry del Rocío, né à Guadalajara, ne vit plus non plus dans la ville où elle est née.

"C'est une œuvre qui est née avec beaucoup d'amour pour tous ces gens qui ont dû quitter leurs origines, leur pays, leur ville", dit-elle.
 

Adriana del Rocío García Hernández

Les Mexicains sont fiers que l'une des meilleures représentantes de l'hyperréalisme et du Street Art en 3D soit mexicaine. Adriana del Rocío García Hernández a commencé sa carrière artistique en gagnant un concours à l'âge de 4 ans. Cet encouragement précoce lui permit d'être diplômée de l'École des beaux-arts dès son âge de 16 ans, de participer à plus de 90 collectifs et de présenter 54 expositions individuelles au Mexique, aux États-Unis et en Espagne. "Je peins depuis que je suis en âge de me souvenir et j'expose dans différents formats et avec diverses techniques depuis que j'ai 11 ans", dit-elle.

Son intérêt de reproduire la vraie vie avec des impressions l'a conduite à créer des peintures murales hyperréalistes sur lesquelles elle représente des éléments typiquement mexicains comme le maïs, la faune du Mexique et les têtes de mort du Día de Muertos (Jour des morts). Elle a créé sur le Paseo de la Reforma à Mexico une merveilleuse peinture murale avec un arbre de vie et de nombreux symboles nationaux dédiés à la mort.

Mais son travail va encore plus loin. Adry a commencé à jouer avec les dimensions et à expérimenter la 3D en créant des œuvres qui, selon certaines perspectives, deviennent des peintures murales géantes qui jouent avec les trois dimensions et nous invitent à visiter des paysages surréalistes avec de gigantesques poissons ou des personnages venant d'autres univers.

Bien que son propre style soit très caractéristique, Adry del Rocío a pour références de grandes femmes peintres qui ont influencé son œuvre : "J'admire Remedios Varo et Leonora Carrington, et suis très influencée par elles". Deux artistes qui ne sont certes pas mexicaines mais qui sont reconnues comme telles, ayant vécu là-bas et réalisé un travail extraordinaire.

Comme le muralisme est né au Mexique, il ne serait pas logique qu'elle ne se réfère pas non plus aux grands maîtres du genre : "J'ai toujours des frissons quand je vois les œuvres de Alfaro Siqueiros et Orozco".