Du lundi 17 novembre au samedi 22 novembre 2025 à Montréal.
Le symposium « Réseaux de l'Atlantique noir : patrimoines, savoirs et solidarités » s’inscrit dans un mouvement plus large autour de conversation nécéssaire sur la décolonisation des institutions et de construction d’un secteur culturel plus inclusif. En réunissant des acteurs issus de divers horizons, nous espérons contribuer à renforcer les liens entre les communautés et à promouvoir une meilleure compréhension des enjeux liés à l’héritage de l’Atlantique noir, tout en encourageant des initiatives concrètes pour un futur où les arts et la culture jouent un rôle central dans les transformations sociales.
« L’Atlantique Noir » désigne un vaste réseau de connexions culturelles, intellectuelles, artistiques, sociales et historiques qui transcendent les frontières géographiques. Cette approche met en évidence les interactions entre les différentes régions de la diaspora africaine, révélant les flux migratoires, les échanges culturels et les résistances qui ont façonné ces sociétés. Elle souligne l'héritage durable de l'esclavage et de la colonisation, tout en célébrant la créativité des communautés afrodescendantes. Ces héritages continuent de façonner notre monde d'aujourd'hui. Notre initiative se propose ainsi d'explorer les liens qui unissent ces communautés des deux côtés de l'océan, et de confronter les regards français, allemands et québécois sur ces questions.
Ce programme riche, alternant conférences plénières, projections, ateliers participatifs, tables rondes, expositions et performances artistiques, adresse trois grandes thématiques :
La restitution des patrimoines culturels est un enjeu central des débats contemporains. Le rapport de Felwine Sarr et Bénédicte Savoy, commandé par la France en 2018, a lancé une réflexion critique sur les procédures de restitution des patrimoines africains, tant sur le plan moral que matériel. Bien que la France ait réalisé des avancées symboliques, le Canada et l'Allemagne, engagés dans des démarches similaires, doivent encore surmonter des défis pour concrétiser leurs intentions. Nous souhaitons stimuler un débat approfondi sur la restitution culturelle et la réparation, tout en examinant leur impact sur les communautés afrodescendantes et africaines.
En favorisant l'échange entre les générations, les disciplines, les cultures, et en combinant approches académiques et savoirs traditionnels, nous visons à renouveler les cadres théoriques et pratiques actuels sur ces questions. La restitution des patrimoines culturels, en tant que processus dynamique, nécessite une réflexion collective et la production de nouvelles connaissances. Il s’agira également de confronter les perspectives allemandes, françaises et québécoises de manière à faire avancer le débat sur ces enjeux.
Notre projet vise à renforcer les liens de solidarité entre les communautés du Sud global, d'Europe et d'Amérique du Nord. Ces réseaux soutiendront des initiatives de justice sociale visant à réduire les inégalités systémiques et à promouvoir l'émancipation des communautés afrodescendantes. Ces échanges interculturels permettront de créer un cadre où les pratiques artistiques et intellectuelles se rejoignent pour soutenir des actions concrètes.
Événements
Jeudi 13 novembre - samedi 6 décembre 2025 | Articule, Montréal
Dans le sillage de nos archives : transmission et mémoire héritée est une exposition qui explore l'intimité et la nature affective des archives familiales et des récits oraux. Elle pose la question suivante :
« Comment nous référons-nous aux souvenirs hérités et comment les incarnons-nous ? »
S'inspirant des réflexions de Stuart Hall sur les archives vivantes, le terme « archives » est ici abordé non seulement comme une preuve ou un récit du passé, mais aussi comme un témoignage des vides dans le temps et l'histoire. Il est abordé comme un ensemble holistique et dynamique qui offre, dans son caractère incomplet, la possibilité d'habiter et de réévaluer continuellement le passé, à la recherche de ce qui a été omis.
Ⓒ Mallory Lowe Mpoka
Ⓒ Mallory Lowe Mpoka
Films | Lundi 17 novembre, vendredi 21 novembre, samedi 22 novembre 2025 | Divers lieux
Lundi 17 novembre : "So Surreal : Behind the Masks“ de Joanne Robertson et Neil Diamond (2024) | Documentaire | Cinéma Public
Vendredi, 21 novembre : "The Empty Grave" (2024) de Cece Mlay et Agnes Lisa Werner | Documentaire | | Goethe-Institut
Samedi, 22 novembre : "No More History Without Us“ (2024) de Priscilla Brasil | Documentaire | Cinéma Public
Samedi, 22 novembre : "True North" (2025) by Michèle Stephenson | Documentaire | Présené en collaboration avec le festival RIDM | Cinéma Cineplex Odeon Quartier Latin
Elle est la fondatrice et la directrice de Nigra Iuventa. Nigraiuventa.com
À propos de Nigra Iuventa
Basée à Montréal, Nigra Iuventa est une organisation culturelle à but non lucratif qui soutient les pratiques artistiques africaines, caribéennes et afro‑diasporiques en mouvement. Elle accompagne les artistes dans la création, la diffusion et la préservation de leurs œuvres, tout en renforçant leur visibilité et leur rayonnement sur les scènes locale et internationale. Lauréate du Grand prix Équité du CAM en 2021, qui souligne son engagement envers l’équité et l’inclusion, Nigra Iuventa déploie des résidences, expositions, projets collaboratifs et programmes d’archivage, créant ainsi des espaces de rencontre et de dialogue où artistes, partenaires et publics co-construisent des récits collectifs et explorent de nouvelles perspectives culturelles. L’organisation agit comme catalyseur d’initiatives innovantes, favorise la réflexion sur les enjeux actuels, renforce le tissu social et valorise le patrimoine artistique, tout en célébrant les contributions historiques et contemporaines des artistes afro‑descendant.e.s et africain.e.s.
Participant.e.s
Mélissa Andrianasolo est doctorante en histoire de l'art à l'Université du Québec à Montreal (UQAM). Ses recherches portent sur la praxis des artistes afrodecendant·e·s dans les espaces artistiques de la ville de Montréal. Elle du balado La Couleur de l’Art.
Je suis une théoricienne de 29 ans qui se souvient avoir été une écrivaine à l'âge de 10 ans et qui espère devenir un jour une écrivaine de 80 ans. Je suis également une recluse confortable, un papillon ermite au milieu de New York, une voyageuse latente, une cynique réticente quand je ne fais pas attention, une féministe qui remet tout en question, une Africaine noire ; un mélange incompatible de zèle, d'apathie, d'insécurité, de certitude et d'intensité.
Moridja Kitenge Banza, né à Kinshasa en 1980, est un artiste canadien d’origine congolaise. Diplômé à Kinshasa, Nantes et La Rochelle, il reçoit le 1er prix Dak’Art 2010 pour Hymne à nous et De 1848 à nos jours, puis le Prix Sobey 2020. Son œuvre explore mémoire, histoire et territoires.
Lori Beavis est directrice de daphne, le premier centre géré par des artistes autochtones à Tiohtià:ke/Mooniyang/Montréal. Elle travaille également comme conservatrice indépendante. Son travail de conservation porte sur les récits et les souvenirs dans le contexte de l'histoire et de l'identité familiales et culturelles, de l'éducation artistique et de l'expression personnelle. Beavis s'identifie comme Michi Saagiig (Mississauga) Anishinaabe et colonisatrice irlandaise-galloise, et est citoyenne de la Première Nation Hiawatha, Rice Lake, Ontario.
Abigail E. Celis est professeure adjointe en histoire de l'art et muséologie à l'Université de Montréal (Tiohtià:ke). Ses recherches portent sur les séquelles du colonialisme et les imaginaires décoloniaux tels qu'ils se manifestent dans la culture visuelle contemporaine, la création artistique et les pratiques muséales.
Mariama Conteh est une artiste qui vit et travaille dans la région parisienne. Après des études à Sciences Po Paris, à la Sorbonne Paris IV et au Mount Holyoke College (Massachusetts), elle a obtenu son diplôme en expression plastique aux Beaux-Arts de Cergy en 2025. Son travail a été exposé à Marseille, Paris, Saint-Denis, Miami et Athènes. Elle est membre fondatrice de l'association Transplantation Project et travaille au développement de ce centre culturel afro-diasporique depuis sa création en 2019. Elle participe à l'élaboration des programmes artistiques et publics de ce lieu situé au nord-est de Paris. Depuis 2023, elle participe au projet de recherche et d'humanités numériques L'art noir : cartographies pour un champ émergent sous la direction d'Abigail Celis à l'Université de Montréal.
Chris Cyrille est poète, critique d’art, performeur, curateur et philosophe. Il publie régulièrement dans des revues et catalogues. Lauréat du Prix Dauphine pour l’art contemporain (2017), du prix AICA (2020), de la bourse curatoriale du Cnap et de la bourse ADIAF Émergence (2022), il a conçu de nombreuses expositions et événements, parmi lesquels la réactivation du Second Congrès des Écrivains et Artistes Noirs de 1959 lors d’une résidence à la Villa Romana (2023), ou encore l’exposition — Mais le monde est une mangrovité (2021), qui a donné lieu à un livre éponyme co-écrit avec la chercheuse en esthétique Sarah Matia Pasqualetti et publié en 2023 chez Rotolux Press.Sa recherche, qui articule pratiques curatoriales et réflexion philosophique, explore les philosophies afro-caribéennes et plus précisément la phénoménologie caribéenne, à la croisée de la poésie, de l’esthétique et du politique.
Kimberley Demagny, originaire de Guadeloupe, est consultante, chercheuse et entrepreneuse. Elle fait le pont entre la culture et la technologie. Elle a fondé arTech Education, le premier centre de formation du Sud sur l'art et la technologie, Caribeart, qui cartographie les créatifs des Caraïbes, et a cofondé Synapse.Zone. Elle aide les créatifs régionaux et internationaux à adopter l'innovation et à façonner l'avenir numérique.
Léuli Eshrāghi appartient aux clans sāmoans Seumanutafa et Tautua et à la diaspora persane, et vit et travaille à Montréal, Québec, Canada. Sa démarche privilégie l’art et le design, les langues sensuelles et parlées, et les pratiques cérémonielles-politiques autochtones, noirs et asiatiques.
N'Goné Fall est commissaire d'exposition et spécialiste en ingénierie culturelle. Elle a été directrice de la rédaction de Revue Noire (1994 – 2001). Elle a été Commissaire générale de la Saison Africa2020, plus de 1 500 événements culturels, scientifiques et pédagogiques dans 210 villes en France (2020 – 2021).
Dominique Fontaine est commissaire d’exposition, engagée dans l’exploration du rôle social de l’art dans un monde pluriel. Elle est titulaire d’une maîtrise en muséologie de l’Université de Montréal, ainsi que de diplômes en administration des arts et en arts visuels de l’Université d’Ottawa. Elle a également poursuivi des études supérieures en conception et en organisation d’expositions au centre d’art De Appel à Amsterdam. En 2024, elle a été cocommissaire de la Biennale de Toronto. Elle est codirectrice et coautrice de l’ouvrage collectif Making History: Visual Arts and Blackness in Canada (2023). Dominique Fontaine est lauréate 2021 du Mois de l’histoire des Noirs de la Ville de Montréal.
Billy Fowo est conservateur et écrivain. Il s'intéresse à divers domaines tels que l'acoustique, la linguistique et la littérature. Diplômé du programme de conservation de De Appel en 2023, il vit à Berlin où il travaille pour SAVVY Contemporary – The Laboratory of Form-Ideas.
Après un parcours dans les médias, Elisabeth "Liz" Gomis dirige MansA – Maison des Mondes Africains depuis 2024. "Femme de culture" (2022) et Chevalière des Arts et des Lettres (2023), elle a fondé la revue OFF TO et collaboré avec Chanel, Apple et d’autres acteurs internationaux.
Nadine Hounkpatin est productrice et commissaire d'exposition indépendante. Sa pratique, ancrée dans une perspective critique et transculturelle, interroge la manière dont les artistes réinventent les héritages et ouvrent de nouveaux horizons. Co-fondatrice de la plateforme TheArtMomentum, elle oeuvre pour la visibilité des créativités africaines et diasporiques. Elle est commissaire associée de la prochaine édition 2026 du Prix Découverte des Rencontres d’Arles. http://www.TheArtMomentum.com
Satch Hoyt est un spiritualiste, un adepte des rituels et de la conservation. Artiste visuel et musicien, son œuvre diversifiée et multiforme – qu'il s'agisse de sculpture, d'installation sonore, de peinture, de performance musicale ou d'enregistrement musical – est unifiée par son exploration du « signifiant afro-sonore éternel » et de son mouvement à travers et au sein des cultures, des peuples, des lieux et des époques de la diaspora africaine. Ces quatre mots évocateurs (un terme inventé par Hoyt) font référence au « réseau mnémonique du son » qui était le « seul compagnon des Africains réduits en esclavage pendant la migration forcée de la traversée du milieu ». C'était, et c'est toujours, un outil somatique durement acquis pour se souvenir d'où l'on vient, qui l'on est – et peut-être où l'on va – contre toute attente. D'origine jamaïcaine et britannique, Hoyt est né à Londres et vit actuellement à Berlin. Ayant également séjourné à New York, Paris, Mombasa et dans le Territoire du Nord australien, autant de points sur l'étoile multiforme et en constante expansion qu'est la diaspora africaine, il est un observateur intime des lieux de convergence où la diaspora se réunit pour chanter, crier et être, se reflétant à elle-même. Il utilise les outils communs pour connecter, exprimer et compatir à travers les siècles et les océans.
Anique Jordan est une artiste, écrivaine et conservatrice qui cherche à répondre à la question de la possibilité dans tout ce qu'elle crée. En tant qu'artiste, Jordan travaille dans les domaines de la photographie, de la sculpture et de la performance, utilisant souvent la théorie de la hantologie pour remettre en question les récits historiques ou dominants et créer ce qu'elle appelle des images impossibles.
Yaniya Lee est l'autrice de Selected Writing on Black Canadian Art (2024). Elle a enseigné et écrit sur l'art pour des universités, des musées et des institutions en Amérique du Nord et en Europe. Parmi ses projets récents, citons la base de données Black Canadian Art History Scholarship Database (blackartstudy.ca) et Doing the Work: Selected Syllabi (greyzonepedagogies.com).
Mallory Lowe Mpoka (née en 1996) est une artiste camerounaise-belge basée à Montréal. Sa pratique photographique élargie explore la mémoire, le lieu et l'identité à travers le tissage, la céramique et la sculpture. S'appuyant sur des archives personnelles et l'héritage colonial, son travail fait le pont entre les continents et les histoires. Elle a exposé à l'échelle internationale et présente actuellement une exposition solo à la Fonderie Darling dans le cadre de la Biennale Momenta en 2025.
Edna Martinez est une DJ et conservatrice originaire des Caraïbes colombiennes, basée à Berlin. Elle travaille à la croisée de la musique électronique, de l'expérimentation sonore et de la mémoire diasporique, en s'intéressant aux récits musicaux des Caraïbes, d'Amérique latine et du monde arabe. Depuis 2018, elle développe des projets de conservation qui combinent musique live, DJ sets, gastronomie et œuvres audiovisuelles documentaires, créant ainsi des expériences immersives qui relient les communautés, préservent les souvenirs et favorisent les échanges interculturels.
Melissa J. Nelson est une archiviste et éducatrice primée qui travaille dans le domaine des pratiques archivistiques liées à la communauté noire. Son travail est axé sur l'identité et l'appartenance des Noirs dans les archives afin de soutenir les mouvements collectifs de guérison et de libération. Elle s'appuie sur une pratique critique et créative pour réimaginer les archives comme des lieux de joie noire. Melissa est la fondatrice et directrice créative du Black Memory Collective. Elle est également la créatrice et l'animatrice du podcast Archives & Things. Melissa est titulaire d'une maîtrise en sciences de l'information de l'université McGill. Elle a obtenu une licence en histoire, avec une mineure en sociologie, à l'université Carleton.
Zohra Opoku est née en 1976 à Altdöbern (ancienne RDA/Allemagne de l'Est) ; elle vit et travaille à Accra, au Ghana. La pratique multidisciplinaire de Zohra Opoku explore l'identité, la mémoire et l'appartenance à travers la photographie, le textile et l'installation. Née en Allemagne de l'Est et basée à Accra, elle fait le pont entre ses deux héritages en fusionnant l'artisanat traditionnel et les processus expérimentaux. À l'aide d'images sérigraphiées sur des tissus naturels, de broderies et de collages, elle construit des récits stratifiés ancrés dans l'histoire personnelle et culturelle. Son travail reflète les paysages émotionnels de la diaspora africaine, transformant des expériences intimes en réflexions universelles. Exposée à l'échelle internationale, l'œuvre d'Opoku a été présentée dans des institutions telles que la Tate Modern, le Zeitz MOCAA, le Louvre Abu Dhabi et le Brooklyn Museum, et fait partie des principales collections publiques du monde entier.
Ronald Rose-Antoinette est un universitaire martiniquais et commissaire indépendant qui s'intéresse à la promotion d'expériences créatives dans le domaine des pratiques décoloniales et interculturelles. Ces dernières années, il a contribué à l'organisation de nombreux conférences, ateliers, programmes cinématographiques et expositions axés sur les pratiques des artistes visuels, sonores et performatifs au Canada, en Allemagne, en France, en Martinique et en ligne. Il est coauteur de Nocturnal Fabulations, un ouvrage qui examine les œuvres du cinéaste thaïlandais Apichatpong Weerasethakul.
Diplômée en histoire de l’art (École du Louvre et Université Panthéon-Sorbonne, spécialisée en arts africains), elle a exercé au Centre du Patrimoine mondial de l'UNESCO (Unité Afrique) puis comme chargée des collections extra-européennes au Musée d'Angoulême. Aujourd’hui directrice du service des musées, archives et artothèque d’Angoulême, elle mène ses missions de conservateur dans un cadre collaboratif international, notamment avec plusieurs pays africains. Elle s’est investie dans la recherche sur l’histoire des collections extra-occidentales, leurs provenances et les enjeux de restitutions du patrimoine.
Safia Siad est conservatrice, universitaire et DJ, dont la pratique est axée sur l'écoute profonde. En tant que membre fondatrice de l'Afrosonic Innovation Lab, Siad travaille à la croisée de la poétique visuelle et sonore de la diaspora africaine. Ses sessions d'écoute profonde ont eu lieu à Montréal, Florence, Toronto et Banff, tandis que ses écrits ont été publiés dans C Magazine et dans plusieurs catalogues d'exposition. Elle a récemment obtenu une maîtrise en histoire de l'art à l'université Concordia, financée par le CRSH, et est actuellement conservatrice associée à la Gallery TPW.
Ethel-Ruth Tawe (née à Yaoundé, au Cameroun) est une artiste antidisciplinaire et chercheuse créative qui explore la mémoire en Afrique et dans sa diaspora. La création d'images, la narration et le voyage dans le temps constituent le cadre de sa recherche. De la photographie, du collage et du texte à l'image animée, à l'installation et à d'autres médias temporels, Tawe examine la culture et la technologie souvent sous un angle spéculatif. Sa pratique curatoriale naissante a pris forme dans une exposition inaugurale intitulée « African Ancient Futures » et continue de s'étendre à travers une myriade d'expériences audiovisuelles. Elle est actuellement rédactrice en chef de la plateforme artistique et culturelle Contemporary And (C&) Magazine.
Theo Tyson est un conservateur.trice intuitif.ve et inclusif.ve qui invite à la réflexion sur les implications socioculturelles de la race, de la classe sociale, du genre, de l'identité et de la sexualité à travers le prisme de la mode, de l'art et de la culture. La pratique de Tyson est centrée sur l'historiographie qui privilégie et confère une autorité à la majorité mondiale, c'est-à-dire à ceux qui étaient auparavant considérés comme sous-représentés ou marginalisés.
Daphnée Yiannaki, muséologue et historienne de l’art allochtone, poursuit un doctorat en muséologie, médiation, patrimoine, sur les processus d’autochtonisation et de décolonisation des musées d’art. Récipiendaire d’une bourse du FRQSC, elle est, entre autres, secrétaire des Cahiers du CIÉRA et assistante de recherche pour le Partenariat CIÉCO.
Partenaires
Le symposium est un projet de Nigra Iuventa, organisé en partenariat avec le Consulat général de France à Québec et le Goethe-Institut Montreal, et réalisé grâce au généreux soutien du Fonds culturel franco-allemand. Placé sous le commissariat de Diane Gistal, cet événement témoigne d’une collaboration internationale entre le Québec, la France et l’Allemagne. Il favorise les échanges culturels et intellectuels autour de l’héritage de l’Atlantique Noir, en promouvant un dialogue transnational.