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18h00-20h00

Ingeborg Bachmann

Film|Entre l’amour, les mots et l’Europe. Partie de la série CinéAllemand.

Vicky Krieps in "Ingeborg Bachmann – Journey into the Desert" by Margarethe von Trotta Photo: Berlinale 2020 © Wolfgang Ennenbach

Vicky Krieps in „Ingeborg Bachmann – Reise in die Wüste“ von Margarethe von Trotta Foto (Detail): Berlinale 2023, Internationaler Wettbewerb, © Wolfgang Ennenbach

Une série de films allemands sous-titrés en français, sélectionnés autour d'une thématique définie depuis le printemps 2025, présentée par le Goethe-Institut Ottawa dans ses locaux situés à l'Alliance française d'Ottawa (352, rue MacLaren, K2P 0M6) :

Ingeborg Bachmann

Ingeborg Bachmann – Reise in die Wüste
Suisse/Autriche/Allemagne/Luxembourg, 2023, 111 min
Réalisation : Margarethe von Trotta
Avec : Vicky Krieps, Ronald Zehrfeld, Tobias Resch, Basil Eidenbenz, Luna Wedler, Marc Limpach, Roberto Carpentieri, Katharina Schmalenberg, Bettina Scheritzel, Nina Vorbrodt

Elle est autrichienne, lui suisse, elle poète, lui dramaturge, elle audacieuse et vulnérable, lui hardi et un peu bourgeois : Ingeborg Bachmann et Max Frisch sont déjà des stars internationales de la scène culturelle lorsqu'ils se rencontrent pour la première fois à Paris, à l'été 1958. Les quatre années qui suivent, ils tentent de vivre un grand amour et une relation ouverte entre Zurich, sa ville natale, et Rome, sa ville d'adoption. Frisch envie sa renommée ; Bachmann est agacée par le cliquetis de sa machine à écrire et par sa jalousie. Elle est émancipée, libre, mobile, productive ; à Berlin, elle rédige le célèbre discours « Die Wahrheit ist dem Menschen zumutbar » (La vérité est supportable pour l'homme). Ce n'est qu'ensuite, avec Adolf Opel dans le désert et auprès de Hans Werner Henze en Italie, qu'elle prend pleinement conscience de sa souffrance, et surtout de son intensité.
Von Trotta entremêle les périodes d’avant et d’après la catastrophe. Elle met en scène de manière directe, sobre et élégante. Ronald Zehrfeld, dans le rôle d’un corpulent fumeur de pipe, et Vicky Krieps (après Sissi dans un autre rôle culte) sont parfaits dans leurs rôles. Ce film ne traite pas de la fin tragique de Bachmann, mais de son espoir d’amour et de respect, dans la littérature comme dans la vie.