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20h00

Lost in Liquid Noise

Oeuvre audio | Une oeuvre de Felix Deufel

  • Usine C, Montréal

  • Prix 28,74 $ - 34,49 $

Lost in Liquid Noise Felix Deufel

Lost in Liquid Noise Felix Deufel

Dans le cadre du festival Akousma

Felix Deufel est un artiste sonore et écologue acoustique dont le travail se concentre sur le son spatialisé, l’écoute spatiale et les relations entre paysages sonores, société et environnement.

À travers ses recherches de terrain et ses expéditions, il explore les enjeux environnementaux liés aux écosystèmes et à l’influence humaine à l’ère de l’Anthropocène. Il étudie notamment les paysages sonores de territoires tels que l’Himalaya, les forêts tropicales et subtropicales, la calotte glaciaire du Groenland et le monde sous-marin de l’Arctique.

Sa pratique englobe installations, compositions, performances et recherches de terrain, souvent dans une approche collaborative et interdisciplinaire mêlant musique, danse, performance et cinéma.

Fondateur de Not a Number Studio, spécialisé en audio 3D, Felix Deufel a également fondé en 2020 le Center for Immersive Media Art, Music and Technology (ZiMMT) à Leipzig, un espace consacré à la création, à l’expérimentation et à la diffusion des arts médiatiques immersifs et du son spatialisé.

Programme 
LOST IN LIQUID NOISE (2023-2026) 20’
Chaque jour, le Groenland perd 600 millions de tonnes de glace. Une réalité difficilement perceptible — nous l’avons rendue audible.

Lost in Liquid Noise est une œuvre audio 3D multicanale entièrement composée à partir d’enregistrements de terrain réalisés par Felix Deufel au cours de deux expéditions dans l’Arctique (2023–2024) : vêlage des glaciers, eaux de fonte sous-glaciaires, tremblements de glace, systèmes de moulins glaciaires, captations sous-marines sous les mers gelées, icebergs à la dérive, présence de baleines et première floraison printanière du plancton.

Spatialisée sur un dispositif tridimensionnel de haut-parleurs, l’œuvre fait voyager l’auditeur à travers des textures sonores en constante évolution, allant de microdétails cristallins à d’impressionnantes ruptures glaciaires. Le bruit agit ici à la fois comme matière physique et comme métaphore : surcharge environnementale, transformation continue, perte de contrôle.

En l’absence de repères visuels, le son devient à lui seul le moteur narratif, brouillant les repères spatiaux et plongeant l’auditeur dans un état d’écoute profonde. Le changement climatique devient ainsi perceptible, non pas par l’explication, mais à travers une expérience spatiale, physique et sonore directe.